Je n’aurais jamais cru dire cela un jour, mais j’ai eu un sentiment de dégoût en lisant Maitre Eolas.
Pas la prose du « Maître » bien sûr, ce remarquable billet sur la manipulation de l’appel 2012 (si vous y encore échappé, lisez simplement le billet, si vous avez eu la tentation de signer, ou si vous avez signé, lisez encore plus le billet).
Non, c’est comme d’habitude, clair, factuel, humain sans être larmoyant, et ça remet bien les choses en place.
Ce qui est ahurissant, ce sont les commentaires. Bien sûr le sujet a attiré les tenants de l’appel, les partisans de la peine de mort, du tous en prison n’importe quand, du yakafaukon, k’on les zigouille, qu’on renvoie les bougnoules, et Marine au pouvoir.
D’habitude, j’évite.
Là j’ai lu.
Et je me dis que le principe de la démocratie, c’est de laisser avoir un impact sur ma vie, et sur la vie des gens que j’aime à ces cons, ces décervelés, ces gens méchants, hargneux, frustrés, dont le discours pue la haine, la bêtise, la frustration, l’alcoolisme héréditaire et la consanguinité dégenérescente.
Ça fait peur.