Ca continue… jeudi 19 juin 2008 à 19:50
Publié par Marie-Aude in : Mékisonkon , 3commentairesCe soir c’est le coup de la piscine.
Je suis choquée (bis, ter, etc…) par les interventions anti-communautaristes.
Entre la gentille madame Tout Le Monde qui parle de “ces.. ces.. ces… ces … femmes… de confession musulmane” et leur demande de “jouer le jeu” en oubliant que le jeu de la république c’est le respect des croyances,
[Edit : pour plus de clarté, explications en bas]
entre Caroline Fourest qui installe la théorie du complot “à chaque fois qu’on leur donne un lieu public on donne l’impression que la république cautionne leur extrémisme” (assimilation globale)
on oublie un peu vite que le maire, qui connait ses administrés, n’y avait vu aucun problème.
Et on oublie aussi qu’en matière de pudeur, pour l’instant, personne ne s’est insurgé qu’on sépare les vestiaires hommes et femmes (au contraire, c’est même légal).
La République doit donc, si on en croit C. Fourest, définir la pudeur. Doit elle aussi règlementer exactement la surface de chair qui “doit” être découverte dans une piscine pour avoir le droit de s’y baigner dans le respect de la laïcité ?
On mélange tout, on pervertit tout.
On oublie que les femmes qui devaient aller se baigner sont “pas toutes toutes jeunes” et que ces femmes là ont aussi le droit d’avoir des sentiments de pudeur.
Pendant ce temps là, à Lille, le tribunal suspend l’éxécution provisoire de l’annulation du mariage.
Allez (comme d’hab) chez Eolas pour les détails, mais en gros, il est plus important que la Chancellerie fasse appel et interdise pendant ce temps là à ces deux époux de réellement se séparer, comme il le souhaite tous les deux, que de permettre à cette femme soumise, qui se laisse répudier sous la pression intolérable, d’échapper à son mari.
Explications : une association musulmane avait réservé une piscine communale pendant deux heures pour que les femmes puissent se baigner tranquillement. Le maire avait accepté, et devant la levée de boucliers des bien-pensants anti-communautaristes, a dû l’annuler. La phrase que je cite est celle d’une habitante interviewée sur le sujet, aux infos.
Racisme et bigoterie, le sens des mots jeudi 19 juin 2008 à 12:01
Publié par Marie-Aude in : Culture et religions , 2commentairesDe temps en temps, il m’arrive de traîner le bout de ma souris sur usenet, ce repaire de dinosaures du net au temps où ni AOL ni Google n’existaient… (Google groups et les forums tuent à petit ou grands feux les groupes de discussion “authentiques”, avec un lecteur de news et tout, mais heureusement, le carré de dinos ne se rend pas encore).
On y trouve le meilleur et le pire du net. Le meilleur, ce sont des groupes de passionnés pointus comme fr.lettres.langue.anglaise ou sa copine .française où on trouve des amoureux de la langue à renvoyer les correcteurs du Monde à l’école primaire.
Le pire ce sont des groupes où on discute de féminisme, de société, de politique, de religions, et où l’absence de critères objectifs pour juger de la pertinence des participations, et où les pires trolls velus prospèrent et s’étalent comme une bande de copains américains sur le canapé devant le match de baseball du samedi soir, à la télé.
Au fait…
Il y a quelques jours, on s’enquit, sur le groupe de langue anglaise, de la différence de sens entre racism et bigotry, et la discussion dériva assez vite sur le fait que le sens anglais de racism est plus restreint qu’en français, puisqu’il ne s’appliquerait qu’aux préjugés fondés sur la “race”, ceux fondés sur la religion étant rangés sous l’étiquette de bigotry, tandis que, en tout cas pour mon interlocuteur, le “racisme” recouvrirait tout préjugé basé sur une différence d’ethnie ou de religion. La bigoterie, elle, étant restreinte à des pratiques de Tartuffe (mais au temps du dit Tartuffe, elle avait le sens que lui donne aujourd’hui l’anglais).
Bref, sans capillotracter, j’ai eu la semble-t-il mauvaise idée de rajouter que (more…)


