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Blog Day dimanche 31 août 2008 à 00:01

Publié par Marie-Aude in : Le reste... , 3commentaires

Le principe du blog day, c’est de choisir 5 blogs de cultures différentes, et d’en parler, ici, aujourd’hui, après avoir prévenu leurs auteurs.

Mon premier blog, c’est tout un ensemble de cultures à la fois… Mamamania est le blog d’une graphiste - voyageuse - calligraphe - photographe - collectionneuse - auteur de bande dessinées - pratiquante d’arts martiaux libanaise. Tout ça et plus encore ! Livejournal est censuré au Maroc, aussi je vous donne aussi sa page sur DeviantArt où elle reprend l’essentiel de son blog.
J’adore son style de dessins, et elle rapporte de ses voyages des tonnes d’illustrations, d’informations, qu’elle transforme en planches pleines de poésie.
J’espère qu’un jour elle viendra me rendre visite au Maroc.

Mon deuxième blog est Al-Kanz.org, un portail musulman francophone. D’abord il n’y en a pas tellement que cela, ensuite la variété des sujets dépasse largement les préparatifs de Ramadan, enfin c’est une plateforme ouverte qui permet des discussions intéressantes.

Mon troisième blog est celui d’Ibn Kafka. Pas que je sois toujours d’accord avec lui, loin de là. Mais parce que ses analyses sont toujours intéressantes, et représentatives d’un point de vue autre, que nous ferions mieux de comprendre…

Mon quatrième blog, Sach’abep tra Gaël est celui d’un breton et d’un photographe, deux fois l’alibi culturel… Gaël fait de superbes “triturages”, et plus encore des portraits aux noirs denses et profonds comme leur humanité.

Et mon dernier blog, London Vox, est celui d’une suédoise photographe vivant à Londres…

En toute logique mercredi 27 août 2008 à 15:25

Publié par Marie-Aude in : Quotidien , 9commentaires
café marocain

Bilal est à Tazzarine, et la famille s’occupe de moi. Un de mes neveux est arrivé vers midi avec une collection de viennoiseries pour le petit déjeuner. Nous avons donc cherché le café… en désespoir de cause, coup de fil à Bilal pour savoir où il se trouve.
“Dans le frigo, voyons”.

Bien sûr !

1.118 ! samedi 23 août 2008 à 23:40

Publié par Marie-Aude in : Maroc , ajouter un commetaire

C’est le nombre de photos restantes, après écrémage, et post traitement, sur les dix jours de fête de mariage.
Restent à faire les CD, les impressions…

Biblique, vous avez dit biblique ? vendredi 22 août 2008 à 21:16

Publié par Marie-Aude in : Photo , 2commentaires

C’est un peu l’impression qui se dégage de la dernière série de photos postées sur ma galerie, sur DeviantArt :

Biblique

Mais bon, après tout, la Madonne était une toute jeune fille sémite avec un enfant, et c’est exactement la description que je pourrais faire d’une de mes nièces, tenant sa cousine, quelques jours avant son mariage… Non ?

Marrakech et la première nuit sans fête de mariage mercredi 13 août 2008 à 22:34

Publié par Marie-Aude in : Maroc, Quotidien , 1 commentaire seulement

En fait rabat a été beaucoup moins tranquille que nous (enfin je, dans mon innocence) l’espérions. Tous les soirs, une fête, tous les jours, aller chez le marié, la mariée, les parents de la mariée.
Sauf le premier soir, où la dite mariée avait le droit de se reposer du trajet Tazzarine-Rabat, mais ne se reposait pas tant que ça… le trac.

Nous nous sommes échappés hier, lâchement, une deuxième fête de mariage, qui commençait, “en overlap”, histoire de bien rentabiliser le mois d’août, et la présence de toute la famille, y compris ceux qui vivent en Europe (un des frères de Bilal est arrivé avec toute sa famille, quelques heures avant le début de la fête). (more…)

Protégé : Mot de passe habituel mardi 12 août 2008 à 03:29

Publié par Marie-Aude in : Maroc, Photo , Entrez votre mot de passe pour accéder aux commentaires

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Rabat, enfin dimanche 10 août 2008 à 02:06

Publié par Marie-Aude in : Maroc, Quotidien , ajouter un commetaire

Après cinq jours entiers de fête à Tazzarine, 34 piqures de bestioles sur tout le corps, le sacrifice d’une vache et d’un mouton, 32 bouteilles d’eau minérale, environ 1.400 photos (super les gros disques durs externes), un gros coup de vent de sable, et quelques averses, suffisantes pour apporter la chance, mais incapables de fixer la poussière plus de cinq minutes, une panne de voiture devant un champ de henné (barre de direction cassée en plein cagnard), cinquante quatre fois à répondre “bibi, pas encore, inch allah”, trois couscous, sept caftans, douze heures de route en convoi, voitures décorées de guirlandes de Noël, nous avons emmenée la fiancée vers la maison du fiancé, à Rabat, et retrouvé des températures plus clémentes (30 à 35° quand même), et surtout une petite brise atlantique qui me ravit.

Installés dans une maison à Témara, dans les faubourgs de Rabat (et non de Carthage), j’ai eu le plaisir de sentir un vent frisquet cette nuit, qui m’a poussée à resserrer le drap, et nous allons finir ce week-end la semaine de fête de mariage.

J’ai failli griller mon flash avec la chaleur, mais la qualité Canon a tenu le mélange de la batterie Turbo et des 40° + effet chaleur humaine d’un salon de 250 femmes serrées comme des sardines, et piapiatant comme autant de perroquets… non, jamais je ne comprendrai le berbère, jamais… (more…)

Avant le folklore vendredi 08 août 2008 à 19:46

Publié par Marie-Aude in : Maroc , 2commentaires

Avant que le folklore devienne un objet d’études ou de représentation, il est ce que les gens du coin appellent simplement “nos traditions” ou “nos coutumes”.

C’est ce que j’ai la chance de vivre cette semaine entière, avec le mariage de deux de mes nièces, dans notre petit village du bord du désert marocain. Une semaine de fêtes, de chants, de danses, et d’autres traditions, la préparation des fiancés, des symboles qui sont suffisamment vivants pour ne pas avoir besoin d’être joués.

Voir un orchestre d’hommes chanter et danser l’ahaouache, une danse du sud rythmée par les tambours, peut être un très beau spectacle. Voir le même ahaouache chanté par les hommes du village, des voisins que l’on connait, au coeur de la palmeraie, avec les enfants qui tournent autour, un des chanteurs qui n’a pas la belle djellabah blanche et les babouches jaunes d’uniforme, mais qui met tout son coeur à suivre l’orchestre est un moment précieux, même si il est moins esthétique.

Participer aux rituels de préparation des femmes, quand les chants qui accompagnent la cérémonie du henné, par exemple, ne sont pas des paroles recueillies par un ethnologue, mais des incantations aussi naturelles que nos chants de Noël ou d’anniversaire, quand les vêtements des mariées ne sont pas parfaits, mais que le voile rouge sera retenu par une épingle à nourrice, parce qu’il est réellement essentiel qu’il ne tombe pas et qu’on ne puisse pas voir le visage de la fiancée, c’est tout simplement une chance que j’ai pleinement savourée, malgré la chaleur, malgré les six litres d’eau par jour et les nuits inconfortables, malgré la fatigue, la poussière, parce qu’avant le folklore, il y a le moment vrai de la jeune fille qui entre dans une nouvelle vie.

Les call-center allemands, la suite dimanche 03 août 2008 à 10:41

Publié par Marie-Aude in : Allemagne, Mékisonkon , 3commentaires

Or donc, il fallait que je vous raconte plus en détail comment j’ai changé mon billet.

Le principe de base était : no-show, trajet perdu (mais pas retour) + nécessité absolue d’être au Maroc le soir même.
Enfin, pas absolue, absolue, mais tout calculé entre le choix de 8 heures de train pour aller-retour supplémentaire sur Francfort, ou dormir sur place, économiquement parlant, j’avais plutôt intérêt à me payer une méga pénalité sur mon billet d’avion.

Ca commence donc par “let’s state the obvious”, je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça sonne mieux en anglais.
(Et puis on parlait anglais, la RAM proposant, pour son call center allemand, au choix, l’allemand, logique, l’arabe ou l’anglais)

Donc la fille me dit “vous avez fait un no show”
- je sais, c’est ce que je viens de vous dire, mais il faut que je soit au Maroc ce soir, à n’importe quel prix. (dangereux à dire, mais bon)
- ah oui, mais il va falloir payer un supplément (eh banane, ça veut dire quoi “à n’importe quel prix” ?)
… je pars dans le comique de répétition,
- je sais, mais il faut que je soit au Maroc ce soir, à n’importe quel prix, c’est ce que je viens de vous dire.
- bon alors je peux vous proposer un billet pour samedi, au prix de …
ah oui, quand même, bon calcul rapide, ça me coûte à peine plus cher que les aller-retours sur Francfort, bon, tant pis.
- oui mais vendredi
- ah non, vendredi l’avion est plein.

Je demande, je plaide, je lui dis même ailleurs, Marrakech, Casa, m’en fous… pas moyen, l’avion est plein.

Clic, tunnel, coupé.

Re tel, nouveau conseiller.
Je change légèrement la formulation, à “à n’importe quel prix”, je rajoute “même en business”
Ah ben pas de problème, il y a une place.
Vous pensez que la nuche aurait pu regarder ?

Alors en fait, le problème était le suivant : dans nos modifs de billet, on ne peut pas faire de surclassement, donc on n’était plus dans la logique “je change le billet”, mais “j’en achète un autre”.
Ce qui n’avait aucune importance, étant donné que le coût du changement du billet était supérieur au prix initial du billet.
(more…)

Miss Voyagestrophe samedi 02 août 2008 à 09:42

Publié par Marie-Aude in : Maroc, Quotidien , 8commentaires

C’est tout moi.
Dans un déjà pas si proche passé, j’étais celle qui dans l’équipe de projet collectionnait les pires galères de voyage, sur à peu près 140 personnes.

Hier ça a recommencé.
Tout de ma faute en plus.
En fait ça a recommencé lundi après-midi pendant que je parlais avec ma copine Helen de mon autre copine Brigitte qui arrivait au Maroc le premier, à Marrakech, alors que moi j’arrivais à Ouarzazate. Sous-entendu le 31, mais je l’ai tellement sous que même moi je ne l’ai pas entendu, et je me suis mis dans la tête que je partais le 1°.

J’aurais me dire que quelque chose n’était pas normal quand Bilal m’a appelée, jeudi, pour me demander à quelle heure j’arrivais, mais j’ai mis ça sur le compte de l’impatience.
J’aurais dû, au lieu de me vanter fièrement auprès du Concombre Masqué, le jeudi soir, d’être pour une fois prête en avance dans mes bagages et copies de fichier et de pouvoir passer une nuit tranquille, percuter que ce n’était absolument pas normal.

Bref c’est seulement hier, vendredi, dans le train pour Francfort, à peu près deux heures après le départ, que je jette un coup d’oeil furtif à ma résa, pour envoyer mon heure d’arrivée exacte à Bilal, et que je m’aperçois que j’arrivais à 19h30… la veille !
Bon là ça devient dur….
Premièrement j’avais prix un billet hyper-éco, donc modifiable uniquement avant le départ, et avec pénalités. On était presque 24 heures après le départ.
Deuxièmement Francfort, c’est à 4 heures de train de chez moi, de tête les horaires de Lufthansa - qui de toutes façons est en grève - sont très différents de ceux de la RAM, avec qui je volais, et de toutes façons ne vont que jusqu’à Casa, alors que j’arrivais à Ouarzazate, et en plus on a mariage demain à Tazzarine, donc l’idée c’était d’avoir un samedi tranquille. (more…)