Le dimanche soir je vais mal. Je vais mal le dimanche soir depuis soixante deux ans.
Ce n’est pas une question (seulement) de boulo du lendemain, même en Iran j’allais mal les dimanches soirs qui étaient jours travaillés, “yek tchambé” (transcription phonétaique approximative du mot désignat le jour où c’est dimanche en occident, et le premier jour après le jour qui suit le vendredi, djomeh.
Je suis passé faire l’inventaire des billets qui m’attendaient, et je suis tombé sur ton évocation d’Eolas et du bien qu’il pense de la loi qu’il évoque. J’avais pourtant bien pris soin de faire un détour lorsque, chez Eolas, j’ai vu le sujet qu’il traitait. Je vais mal le dimanche soir et ce sujet à lui seul me fait mal aller depuis plusieurs mois. Je n’allais pas ajouter du mal au mal, du désespoir au renoncement.
Le détour pour fuir Eolas m’amène chez toi. Voilà que je ne puis échapper à mon destin, et ta statue de commandeur me demande d’aller lire Eolas.
Veux-tu que je te dise? Non, tu as raison, mais je le dis quand même: NON. Je n’irai pas lire chez Eolas, non, je ne m’occuperai pas des 64 infamies de la loi, et je soignerai les yeux clos et les orielles encirées la boule qui fait enfler mon cou jusqu’au sternum.
Je me contente, puisqu’il faut cultiver son jardin, de creuser le trou où je vais me jeter si nous continuons ainsi. Voilà.
Il y a des hommes politiques que je respecte, y compris parmi ceux qui ne sont pas de mon bord. Il en est que je ne respecte pas, il en est d’autres enfin dont je considère qu’ils sont des ordures. Pas pour leur moralité, leur moralité m’est indifférente, mais pour le mal qu’ils font à mon pays et à sa civilisation, en toute connaissance de cause et dans la plus grande satisfaction de leur fatuité.
Je ne nommerai personne mais si tu veux détruire ce commentaire, tu peux. Je suis seul responsable de ce que j’écris.
Et heureusement, tes autres billets du samedi et du dimanche sont plus souriants. Alors pour le trou, j’attendrai un peu.
Commentaires»
Bon, ça va mieux.
Le dimanche soir je vais mal. Je vais mal le dimanche soir depuis soixante deux ans.
Ce n’est pas une question (seulement) de boulo du lendemain, même en Iran j’allais mal les dimanches soirs qui étaient jours travaillés, “yek tchambé” (transcription phonétaique approximative du mot désignat le jour où c’est dimanche en occident, et le premier jour après le jour qui suit le vendredi, djomeh.
Je suis passé faire l’inventaire des billets qui m’attendaient, et je suis tombé sur ton évocation d’Eolas et du bien qu’il pense de la loi qu’il évoque. J’avais pourtant bien pris soin de faire un détour lorsque, chez Eolas, j’ai vu le sujet qu’il traitait. Je vais mal le dimanche soir et ce sujet à lui seul me fait mal aller depuis plusieurs mois. Je n’allais pas ajouter du mal au mal, du désespoir au renoncement.
Le détour pour fuir Eolas m’amène chez toi. Voilà que je ne puis échapper à mon destin, et ta statue de commandeur me demande d’aller lire Eolas.
Veux-tu que je te dise? Non, tu as raison, mais je le dis quand même: NON. Je n’irai pas lire chez Eolas, non, je ne m’occuperai pas des 64 infamies de la loi, et je soignerai les yeux clos et les orielles encirées la boule qui fait enfler mon cou jusqu’au sternum.
Je me contente, puisqu’il faut cultiver son jardin, de creuser le trou où je vais me jeter si nous continuons ainsi. Voilà.
Il y a des hommes politiques que je respecte, y compris parmi ceux qui ne sont pas de mon bord. Il en est que je ne respecte pas, il en est d’autres enfin dont je considère qu’ils sont des ordures. Pas pour leur moralité, leur moralité m’est indifférente, mais pour le mal qu’ils font à mon pays et à sa civilisation, en toute connaissance de cause et dans la plus grande satisfaction de leur fatuité.
Je ne nommerai personne mais si tu veux détruire ce commentaire, tu peux. Je suis seul responsable de ce que j’écris.
Et heureusement, tes autres billets du samedi et du dimanche sont plus souriants. Alors pour le trou, j’attendrai un peu.