Les gens des nuages vendredi 04 janvier 2008 à 12:59
Publié par Marie-Aude in : Littératures , rétrolienJ’ai écrit sur Mezgarne, sur le lien que j’ai découvert entre les gens des nuages et Tazzarine.
Le Clézio fait partie des mes auteurs fétiches, “Le Chercheur d’or” a bercé mon adolescence, avec un autre livre que je lisais et relisais en alternance, ““L’Oeuvre au noir
““, de Yourcenar.
J’avais déjà lu “Les Gens des Nuages” quand on me l’a offert à nouveau pour mon mariage, qui se fêtait au mois de mai, au village. Que cette amie me donne un livre que j’aimais tant m’a fait plaisir, et j’ai donné “l’autre exemplaire” à une de mes nièces.
Quand je l’avais ouvert pour la première fois, je ne connaissais pas le Maroc, et les noms qui parsèment les pages me semblaient étranges, ils n’évoquaient rien, et pour tout dire je n’arrivais pas trop à les mémoriser.
Aujourd’hui, Lâayoune, Smara, Vieuxchange, El Hiba le dernier prétendant, sont comme des amis qui me chuchotent des histoires de grands espaces secs et brûlants, d’immenses méharées, de nuits autour du feu, sous la pleine lune, de thé suave dans les verres, avalé en soufflant dessus pour le refroidir. Les pages de ce livre sont devenues comme un paysage familier.
Et comme on a plaisir à retrouver un ami à l’improviste, dans un endroit où on ne l’attendait pas, j’ai été heureuse de retrouver un des descendants de Sidi Ahmed El Aroussi à Tazzarine.
J’ai toujours voulu allé à Smara. Smara la sainte, autrefois cité interdite, tout comme Lhassa. Cette envie est encore renforcée maintenant.
Mais plus que cela, j’ai l’impression que le Maroc était une chose qui m’attendait. Très loin de mes préoccupations et de mes rêves d’adolescente et de jeune femme, j’étais alors focalisée sur mes origines slaves, les déserts qui m’attiraient étaient les étendues de steppe recouvertes de neige.
Sans que je le sache, les rencontres, pourtant, les coup de coeur se mettaient peu à peu en place.
Cet ami marocain, que j’ai retrouvé à Casablanca plus de vingt ans après, alors que lui-même retournait au pays pour la première fois en trente-cinq ans, et dont le grand-père est enterré à Agdz, à quelques kilomètres de Tazzarine.
Cette autre amie, qui me présentera, beaucoup plus tard, Bilal.
La découverte du Désert, de Le Clezio.
Cet arrière grand-père, qui partit tourner un film en Algérie et au Maroc, sans doute pour revenir sur les traces de sa mère, Juliette.
Juliette, dont une des soeurs fut baptisée Khadija, et un des frère appelé Abdel.
Encore un ami, qui me fit découvrir la photo, photo qui me fait vivre aujourd’hui.
J’aime les coïncidences que les nuages écrivent dans le ciel.


Commentaires»
Je n’avais jamais lu le papier consacré à Juliette. C’est bougrement intéressant.
Merci :)
Un de mes projets sans cesse repoussé est d’intégrer correctement mon blog à ce site fait à l’époque où je ne connaissais rien au html, et qu’il faut donc entièrement reprendre…