Samuel K et les autres…. dimanche 16 septembre 2007 à 02:56
Publié par Marie-Aude in : Errances , rétrolienAu début de l’hiver 1885, un jeune lituanien de 19 ans, sans aucun diplôme, débarque à la Gare de l’Est avec 40 francs de l’époque en poche, aucune famille, aucun métier. Les 40 francs de l’époque représentent 2 à 3 jours de salaire d’un ouvrier. Au bout de deux ans, il tombe gravement malade. Il est dans l’incapacité totale de travailler pendant de long mois, ne survit que grâce à la générosité de compatriotes. Il arrive néanmoins à obtenir son diplôme de médecin. En 1895, il part épouser en Russie une lituanienne, puis le couple va exercer en Argentine. En 1898 leur nait un premier fils, Joseph, ils en auront deux autres avant de revenir en France.
Aujourd’hui, il serait impossible à Samuel Kessel de venir en France. Sans ressources, sans diplômes, sans menaces sur sa vie dans son pays d’origine, il n’obtiendrait pas de visa.
Sans diplômes, il ne pourrait pas entrer à la faculté de médecine.
Malade et sans ressources, il serait certainement expulsé.
Il est le père de Joseph Kessel, un écrivain français prolifique, dont “Le Lion” a longtemps été étudié en classe. Joseph Kessel est l’oncle de Maurice Druon, académicien français, et auteur du Chant des Partisans.
Un autre de ses romans, “Belle de Jour” a été transformé en film par Luis Bunuel, réalisateur mexicain, d’origine espagnole.
Bunuel a aussi fait tourné Michael Lonsdale, acteur franco-anglais.
Michael Lonsdale a aussi tourné avec Gérard Oury, fils d’un violoniste d’origine juive et russe, Serge Tannenbaum.
Serge Tannenbaum ne serait pas aujourd’hui autorisé à entrer en France.
Gérard Oury a joué avec Henri Troyat, de son vrai nom Lev Aslanovitch Tarassov, fait jouer Aldo Maccione acteur italien. A ses obsèques sont présents Robert Hossein, Smaïn, Claude Lelouch, Alain Terzian, Jorge Semprun Marek Halter…
Robert Hossein est le fils d’Aminoullah Hosseinhoff, né en 1905 à Samarcande.
Les parents d’Alain Terzian sont des arméniens ayant fui les persécutions dans leur pays.
Marek Halter est arrivé en France en 1950, à l’âge de 14 ans, accompagné de ses parents. Sans-papier les premières années, il est déclaré apatride.
Aujourd’hui, sans-papiers, et sans menaces pesant sur sa vie dans son pays d’origine, il serait expulsé. Il a fondé les collèges universitaires français de Moscou et Saint-Pétersbourg. Son livre “La Mémoire d’Abraham” a reçu le Prix Inter en 1983.
Smaïn Fairouze est né le 3 janvier 1958 à Constantine en Algérie, abandonné dès sa naissance par ses parents, et élevé dans un orphelinat catholique jusqu’en 1960, lorsque, âgé de 2 ans, il est amené en France par une femme juive de Constantine. Il est ensuite adopté par un couple, son père adoptif, balayeur municipal, est kabyle et sa mère, marocaine berbères, femme de ménage.
Pas besoin de faire un dessin sur ce qu’il adviendrait de Smaïn en cas d’empreinte génétique.
Mehdi Charef arrive en France à l’âge de 10 ans. Aujourd’hui, il ne serait pas autorisé à entrer au titre du regroupement familial, puisque ses parents ahabitaient en bidonville et dans des cités de transit. En 1986, son film “Le thé au Harem d’Archimède” a été primé comme “meilleure première oeuvre”. Le père de Marie Ndiaye est venu travailler en France, aujourd’hui il ne le pourrait plus.
N’oublions pas Josiane Balaskovic, Louis Germain David de Funès de Galarza, Konstantínos Gavrás dit Costa-Gavras, Michel del Castillo, José Maria de Heredia, Huysmans, Françoise Giroud née Lea France Gourdji de Salih Gourdji, originaire de Turquie, et Elda Farragi, souvenons-nous de Georges, fils d’Icek Perec et Cyrla Szulewicz (Pologne), Vercors, fils du hongrois Bruller… Andreï Makine, Chagall, l’égyptien Albert Cossery, qui écrivit pour le bulgare Michel Mitrani le scénario des “Guichets du Louvre”. Mitrani a travaillé avec l’irlandais Beckett, qui écrivait aussi en français, comme les roumains Ionesco, Cioran et Eliade.
En tout cas, moi je n’oublie pas Haïm Koiransky, arrivé à l’aube du siècle dernier, fuyant les persécutions tzaristes. Il fit venir toute sa famille, contrôle génétique ou pas, je pense que le regroupement familial lui serait aujourd’hui refusé, car il n’aurait pas eu les ressources suffisantes pour les faire vivre correctement “comme des français”.
Si vous aussi, vous vous souvenez d’un père, d’une grand-mère, venu en France, et qui ne le pourrait plus aujourd’hui, reprenez cette liste, allongez-là, faites la tourner.. Il ne s’agit oas de reprendre tous les descendants d’immigrés, seulement ceux dont les parents, les grands-parents, n’auraient pas été autorisés à vivre en France si on avait appliqué les mesures actuelles.
Rappel : si vous voulez savoir pourquoi cette mesure de contrôle génétique “écorne le droit français” (mais on n’est plus à ça près…), allez lire l’excellent billet sur Diners’ Room.
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Commentaires»
vous auriez du remonter jusqu’aux Huns, sans oublier les Sarrazins, quelques Goths et beaucoup d’Ostrogoths…pourquoi vous êtes vous arrêtée en chemin ?
Le problème de votre raisonnement - si tant est que le terme puisse être appliqué à l’amalgame que vous publiez - c’est qu’il ne tient aucun compte du réel.
Une terre n’est pas un lieu de migration sur le quel n’importe quel trublion peut décider de déposer son paquetage. Ce délire angélique n’a jamais existé et tenter de prouver le contraire est une escroquerie intellectuelle que j’espère avoir démontré.
PS pour plus de développement sur ce thème, lire le billet de Candide “Les sigles qui fâchent” sur le blog LibreCours
Pourqoui…. ce serait difficile à vous expliquer, puisque vous n’acceptez pas les raisonnements contraires aux vôtres. Votre amabilité et votre façon respectueuse de discuter est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai modéré votre post en supprimant le lien vers votre blog. Son nom suffit pour vous trouvez.
Pour le reste entre “n’importe quel trublion” et la réalité actuelle de l’immigration, c’est vous, me semble t il qui pratiquez l’amalgame et la généralisation abusive.
Dire que je tente de “prouver que cela a existé” ne démontre qu’une chose : vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit.
Il y beaucoup de différences entre votre blog et le mien mais il y en une qui est irréductible : je ne censure pas mes lecteurs.
Votre préchi précha indigeste ne vaut pas tripette. On peut ne pas avoir la plume agile, mais tronçonner les commentaires qui n’ont pas l’heur de plaire, ça rappelle des petis matins blèmes.
Où voulez vous en venir, exactement, Marie-Aude, si ce n’est dégoiser un discours largement populiste, avec des exemples triés sur le volet censés susciter l’émotion et donc l’approbation des bonnes âmes ?
Cette problématique mérite un peu mieux, non ?
Je ne vous ai pas censuré mon cher… j’ai enlever le lien vers votre blog, dont j’ai laissé le nom. Ce n’est pas de la censure, juste un “ménage” dans les recommandations que je fais.
Je trouve votre réponse étrange, Monsieur Boutizou. Il est facile d’asséner des mots méprisants comme “discours populiste” ou dégoiser, il est sans doute plus difficile de répondre sur le fond, sur la chose fort simple que je démontre avec ces quelques exemples : la France se fait avec les immigrés, et si nous avions appliqué les rigueurs anti-immigrées dans les 150 précédents, beaucoup de “figures” françaises ne le seraient pas, ni beaucoup d’anonymes qui contribuent à la richesse de ce pays.
Populiste ? Non. Mais ce qui l’est c’est d’agiter les drapeaux mensongers des “100 millions d’étrangers” comme on parlait autrefois de l’homme au couteau entre les dents.
Joli poste. Dommage qu’il y ait ce genre de commentaires de la part d’imbeciles qui ne se rendent pas compte que l’immigration est une richesse…
Dans mon cas, ma famille est francaise — bien francaise ? Apres tout, depuis des generations, ayant retrouve des aieux au moins jusqu’au 18e siecle… je doit etre tranquille hein !
Sauf que. Sauf que mon grand pere maternel etait un republicain espagnol, exile en france apres la guerre d’espagne. Sauf que si je remonte encore un cran, parmis mes arrieres grands parents il y a des espagnols, des italiens, des francais. Un cran encore, on va d’espagnols aux suedois en gardant quelques francais…
Alors franchement, ceux qui pensent qu’il n’y avait pas d’immigration dans le passe, qui pensent que l’immigration est une calamite, qui pensent que dans d’autres temps, d’autres cieux ils ne se seraient pas retrouve a la place des immigres actuels… ils se fourrent le doigt bien, bien profond.
Bien francais ? quelle blague ! quelle notion debile ! jouez un peu a votre propre arbre genealogique, vous verrez bien…
Et puis, apres tout, quelle importance les ancetres — et moi de toute facon ? Et bien moi, je suis parti de france apres quelques annees d’etudes, ayant eu la possibilite de poursuivre lesdites etudes dans un pays etranger. Paye par qui la these ? la france ? non, le gouvernement du dit pays etranger. Et la je suis ou ? en france ? non, je travaille a l’etranger.
Un immigre, quoi. Mais un immigre qu’on a aide, qu’on a forme.
Et au final, pensez vous que mon pays d’accueil soit perdant de m’avoir accueilli de cette facon ?
Ah non, mais je suis sur qu’il aurait mieux valu me mettre des batons dans les roues, ne pas avoir de financement possible, me demander des cautions a n’en plus finir pour daigner m’accorder l’insigne honneur de resider dans le pays, m’assigner a residence, que sais-je…
Quelle idiotie.
Ne pas se rendre compte que “lutter” contre l’immigration de la facon actuelle est une connerie monumentale et contre-productive, faut vraiment etre tarte.
Une muraille n’a jamais arrêté le désespoir… ni l’espérance.
C’est une autre escroquerie intellectuelle de faire croire que le rapprochement familial est un danger (1/4 des entrées légales en France) et que l’on pourra stopper l’immigration.
Si j’ai bien compris, faisons entrer tous les terriens en France (sur leur seule volonté d’avoir envie de venir, hein…). Le fait est que nous aurons ainsi tous les prix Nobel, toutes les médailles fields, tous les Oscars, etc, c’est ça ?
Je me demande du coup pour quelle(s) raison(s) je n’ai pas encore fait 50 gosses avec ma femme : j’augmenterais surement ma probabilité d’avoir un fils cinéaste et/ou écrivain et/ou nobélisé un jour et/ou etc…
Même si je ne suis pas d’accord avec Candide sur tout, j’irai volontiers dans son sens : à refuser des milliers d’étrangers, nous passons à coté de futur “Grands” de ce monde.
Vous raisonnez effectivement à l’envers : le fait est qu’objectivement, oui, nous ne pouvons accueillir tout le monde. À partir de là, remettre en question cette objectivité parce que nous augmentons notre probabilité de passer à coté d’un futur prix Nobel est un pur délire et un non sens logique.
Je vais prendre un autre exemple : une famille pauvre a trois enfants. Ayant peu de sous, elle doit choisir entre “partir en vacances” ou “acheter les fringues et les outils scolaires pour la rentrée de septembre”. Choix difficile mais quand on est un peu responsable, on fait le choix n°2. Vous faites partie de ceux qui pensent que ne partir en vacances serait catastrophique, et de ce seul fait, en oubliant que si le gamin n’a aucun outil pour travailler serait encore plus catastrophique, part quand même en vacances.
Comme nous ne pouvons pas accueillir tout le monde, il faut faire un tri. (et ceci est un autre problème…). Vous pensez que faire un tri peut avoir des conséquences dommageables (nous passons à coté d’un écrivain !) et de fait, vous concluez qu’il ne faut pas faire de tri. En oubliant que ne pas faire de tri, c’est accepter tout le monde…
A votre liste, j’ajouterais bien volontiers un certain Sarkozy père, qui n’aurait jamais pu venir si son fils avait alors été président.
Concordance des temps ou anachronisme acrobatique, j’en conviens. Mais incohérence majuscule du fils, c’est certain.
En réponse à Candide, vous écrivez :
“Une terre n’est pas un lieu de migration […]”.
Euh, en fait si. Toute la terre est un lieu de migration. Une migration constante et impossible à stopper. Il suffit de regarder l’histoire du monde depuis l’apparition de l’homme pour le constater.
Maintenant, si vous croyez sincèrement que quelques lois vont à arrêter ce mouvement…
@nico : merci de changer la “couleur” des commentaires… je suis bien d’accord avec vous.
@narno : oui et non. Les murailles actuelles arrêtent quand même bien des choses. Pas totalement, bien sûr, mais elles contribuent à la fortune des passeurs, de ces gens qui font tourner des barques surchargées dans le détroit de Gibraltar la nuit. Et puis c’est aussi une qestion de dignité….
@Vincent (car je suppose que c’est Vincent ?) Vous êtes le dernier auquel je réponds sur cette caricature. Le premier argument des “anti-immigration à la Sarkozy” c’est de partir dans le noir et blanc, les scénarios à l’épouvante, si nous ne faisons pas cela on va se faire submerger par tout le tiers monde en ouvrant nos frontières, on va se faire balayer. Si vous allez voir les posts sous l’onglet “errances d’aujourd’hui’ vous vereez à quel point c’est faux. La politique d’immigration française est verouillée depuis des années, il y a un juste milieu entre ce noir et blanc, et je n’ai jamais écrit qu’on devait accueillir tout le monde sans contrôle.
Mais je pense qu’on doit continuer à accueillir des gens, pour des raisons à la fois économiques, car il faut bien des travailleurs pour payer nos retraites et compenser notre faible ntalité, et pour des raisons humanitaires, qui tiennent tout simplement à ce qu’est, ou ce qu’a été la France, cette France dont beaucoup renient les principes de base (égalité, fraternité, accueil) en voulant soi-disant la défendre.
Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas faire de tri. Je dis simplement qu’hier (avant 2007) la France accueillait environ 10.000 étrangers par an au titre des longs séjours, (y compris américains, australiens, etc…) et 60.000 au titre du regroupement familial. Que la seule marge de manoeuvre possible reste donc sur le regroupement familial, et que là je ne suis pas d’accord. Si on accueille quelqu’un et qu’on utilise son travail, on doit lui permettre de faire venir sa famille. Et que séparer les familles sur le long terme est extrêmement destructeur, y compris dans le tissu social français.
@andrem pour être honnête, je pense que Sarkozy père, membre de l’aristocratie, francophone parfait, et ayant beaucoup de relations, aurait été accepté même si il était fauché. Et c’est ce qui me révolte le plus dans cette histoire, la façon dont on laisse entrendre que “Sarkozy lui aussi c’est un fils d’immigré”. Certes, mais “facile”.
@Mahel : j’ai beau me relire je ne vois pas cela dans mes réponses. Si on raisonne sur le long terme, non bien sûr ces lois ne vont pas arrêter le mouvement. Mais à court terme, elles vont rendre des milliers de vies encore plus difficiles et douloureuses. Sans raison.
Vous avez raison. Aucune loi n’empêcherons ceux qui ont des relations, des accointances et des combines de venir, et ce ne sera pas, dans ce cas, pour le meilleur.
Je suis désolée du malentendu, Marie-Aude : ma réponse – mal formulée, j’en conviens – était destinée à Candide. C’est lui que mon texte visait et qui a écrit qu’”une terre n’est pas un lieu de migration”.
Je suis entièrement d’accord avec vous pour dire que ces lois gâchent des vies entières. J’essayais juste de montrer à Candide en quoi, de surcroit, elles sont bien inutiles.
@Mahel OK, pas de problème :) (c’est vrai maintenant je comprends..)
Et merci de votre passage ici :)
Ce que je veux dire, Marie-Aude, c’est qu’en utilisant des histoires particulière (celle de Joseph Kessel, de Georges Pérec, Albert Cossery - encore vivant et à l’hôtel La Louisiane, je crois, bon sang, quel âge a-t-il ?!), vous ne cherchez qu’à susciter l’émotion et par conséquent, l’adhésion à votre thèse.
Ce qui n’est guère différent de souligner la souffrance d’un enfant violé et celle de ses parents pour réclamer une loi générale (souvent, c’est pour réclamer la castration ou la peine de mort)
Utiliser un cas particulier pour réclamer une loi générale, c’est typiquement le ressort du populisme. Vous ne me verrez pas me joindre à ce genre de chose.
Les lois ne proviennent pas (ou ne devraient pas provenir) de l’émotion, aussi justifiée soit-elle, mais de la raison.
J’utilise des histoires particulières parce qu’on parle d’hommes et de femmes, et pas de statistiques. 25.000 reconduites à la frontière, ce n’est pas un “taux de retour”, ce sont 25.000 vies et histoires particulières qui sont bouleversées.
Je ne cherche pas à faire pleurer Margot, je cherche à faire percevoir qu’on parle d’humais, pas de statistiques, pas de moucherons, pas de pièces défectueuses qu’on renvoit à un fournisseur.
Et la deuxième chose, c’est que, contrairement à l’opinion majoritaire, un immigré, même pauvre, même sans ressources, même sans diplôme, bref, considéré aujourd’hui comme “indésirable” par principe, peut apporter quelque chose à ce pays. Il peut aussi ne rien apporter bien sûr. Mais il est bon de se rappeler l’humain quand on légifère dessus.
Cela n’implique pas de légiférer en fonction de cas particuliers. Mais juste d’avoir une vue suffisamment large pour ne prendre en compte ni les cas particuliers positifs, ni les cas particuliers négatifs. Kessel, Perec, Smaïn, Djamel Debouzze, Marek Halter apportent plus à la France - à mon avis - que ne lui enlèvent les casseurs des banlieues (dont beaucoup sont français simplement parce qu’originaires des DOM TOM, donc totalement en dehors des problèmes d’immigration).
Nous sommes tout à fait d’accord pour dire que les lois doivent provenir de la raison. Je vais donc vous résumer mon raisonnement sur l’immigration, si vous avez la patience de lire ce blog en détails, vous pourrez combler les raccourcis …
1. Les flux migratoires sont quasiment arrêtés depuis lontemps, et ne suffisent même plus à combler notre déficit des naissances
2. Les problèmes actuels ne viennent pas des nouveaux mais de gens qui sont pour la plupart français, soit depuis des générations (antillais, etc…) soit depuis au moins une génération.
3. Fermer le dernier filet ne résout donc aucunement les problèmes d’intégration actuels. Au mieux c’est un cautère sur une jambe de bois, au pire (et au plus réaliste) il contribue à creuser encore plus le fossé et à accroître la difficulté d’intégration, en stigmatisant une population comme source de tous les maux.
4. En tant que “populiste - gauchiste- tout ce que vous voulez” je souhaite que la France n’oublie pas totalement sa tradition de terre d’asile, et que par exemple, notre président n’oublie pas sa promesse de naturaliser toutes les femmes battues. Sans lui en demander autant, il pourrait au moins éviter d’accroitre leurs difficultés.
Est-ce déraisonnable ?
Je vous trouve (pardonnez moi) malhonnête dans votre présentation : vous “oubliez” que les conditions d’immigration des illustres que vous citez n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui.
Comme le disait un autre immigré, Lino Ventura “Je ne suis pas d’ici, je ferme ma gueule et je travaille.”
En bon libéral, je suis pour une liberté d’immigration totale, à une seule condition : qu’on supprime toutes les mesures d’assistanat qui sont autant d’incitation à immigrer payées par les Français.
Pouvez vous m’expliquer en quoi les conditions di’mmigration étaient différentes ?
Avec des faits et des dates, bien sûr, pas des impressions.
En différenciant les 30 glorieuses, la fin du XIX° (avec les syndicats de l’époque qui voulaient renvoyer les ouvriers belges chez eux ârce qu’il n’y avait pas assez de travail pour tout le monde), l’entre-deux guerres.
A moins, que comme vous le dites, la seule chose que vous repprochiez à des immigrés pas encore arrivés en France, soit de ne pas fermer leur gueule ? Quand par exemple ils sont entassés dans des immeubles insalubres ? A d’autres immigrés confinés encore aujourd’hui dans des foyers Sonacotra, de trouver, doucement, entre eux, que c’est un peu fort de café.
Ceux qui ouvrent leur gueule, comme vous dites, sont ceux d’ici.
A moins que né en France, ou naturalisé Français, on ne soit toujours pas d’ici ? Combien de générations faut il pour avoir le droit de dire quelque chose quand on vous marche sur le pied ? Ai-je le droit moi même de l’ouvrir, puisque mon grand-mère n’a été naturalisé qu’à l’âge adulte, et qu’une de mes arrière-grand-mère était italienne ?
Quant à moi, je serais d’accord pour supprimer toutes les mesures d’assistance, à la condition unique - et juste - qu’on supprime aussi les prélèvements sur les salaires qui servent à les financer. Car sinon cela s’apparente à du vol. Et figurez vous… je pense que cela rendrait la France encore plus attrayante.
Allez pour une fois, je m’incruste…
Il y a tout de même un moment où il faut décider de qui vient ou pas sur notre sol. Les flux étant tout de même beaucoup plus importants que les époques que vous citez, il est bon d’en avoir au minimum le contrôle. D’autant que si on ne fait pas ce travail, la situation tourne généralement à la confrontation entre les anciens et les nouveaux immigrés, puisqu’ils sont tous relégués dans les banlieues. Ceux qui ont fait l’effort de s’intégrer voient tous leurs efforts échouer parceque l’état n’est pas foutu de controler un peu mieux l’immigration et de faciliter l’intégration.
Quant au déficit des naissances, il me parait plus important d’encourager les Françaises à accoucher, ça coute moins cher en intégration. Ou alors si il faut vraiment accueillir du monde, autant accueillir ceux qui nous sont culturellement les plus proches, à savoir des européens.
Quant à la tradition de terre d’asile, c’est quelque chose qui a vécu, et qui est désormais fini et bien fini, il serait temps de s’en rendre compte.
@Polydamas, heureuse de vous revoir.
Oui il faut décider qui vient ou pas. Pour l’instant “on” a décidé que personne ne venait. “On” agite le drapeau rouge des nouveaux arrivants, en expliquant qu’ils sont responsables de tous les maux de notre société, et “on” évite actuellement de discuter du déficit budgétaire à venir, de la faible croissance et du cadeau fiscal aux riches, parce que c’est beaucoup plus simple de mettre tout le monde d’accord sur l’éviction des immigrés, qui va tout arranger d’un coup de baguette magique.
Ca s’appelle un bouc émissaire, c’est très commode au début, mais quand le troupeau de boucs a été décimé, et qu’il ne reste plus de bête à manger, on se retrouve tout bête avec les mêmes problèmes qu’avant.
La confrontation entre anciens et nouveaux immigrés n’a pas vraiment à voir avec cette soi-disant relégation dans les banlieues. Les anciens immigrés s’intègrent, quittent les banlieues, et - comme es nouveaux convertis - deviennent plus intransigeants. Par ailleurs, les vagues d’immigration ammènenent des ethnies différentes, avec tout le cortège de racisme intra-africain. Enfin ce n’est pas nouveau, les polonais tapaient sur les italiens venus après eux, et s’étaient fait taper dessus par les belges.
Le volume des flus migratoires a beaucoup varié dans le temps, mais en proportion de la population totale, il est actuellement terriblement faible. Sauf si vous raisonnez uniquement à l’échelle des 40 dernières années.
Pour le déficit des naissances, le problème de base c’est que :
1. La France est plutôt bien placée en Europe par rapport à ses voisins
2. Surtout, ça ne marche pas à court terme. Les enfants que les femmes auraient envie de faire ne travailleront pas avant 25 à 30 ans.
“Quant à la tradition de terre d’asile, c’est quelque chose qui a vécu, et qui est désormais fini et bien fini, il serait temps de s’en rendre compte.”
Pourquoi ? Qui l’a décidé ? A quel titre ?
Reprenon… beaucoup de Français le sont parce qu’autrefois, la France a été une terre d’asile. Sans cela, non seulement ils ne seraient pas Français, mais pour beaucoup d’entre eux ils ne seraient même pas. Puisqu’on veut se rattacher à l’identité de a France, de quel droit trier, et jetter à la poubelle justement ce qui vous permet d’être là.
Je trouve fantastique ce bonneteau dialectique, cette façon d’enterrer d’un tour de main définitif l’essentiel “c’est fini”, sans discussion, et d’ensuite justifier tout le reste au nom de cette soi-disant “fin”.
Quant à moi, je garde le souvenir de ce qui me permet d’être ici, et nous l’avons déjà discuté, le souvenir que “mes” traditions chrétiennes impliquent le partage.
Marie-Aude dit :”J’utilise des histoires particulières parce qu’on parle d’hommes et de femmes, et pas de statistiques. 25.000 reconduites à la frontière, ce n’est pas un “taux de retour”, ce sont 25.000 vies et histoires particulières qui sont bouleversées.
Je ne cherche pas à faire pleurer Margot, je cherche à faire percevoir qu’on parle d’humais, pas de statistiques, pas de moucherons, pas de pièces défectueuses qu’on renvoit à un fournisseur. ”
Okay, je comprends bien. Et même à ce compte là, on pourrait rechercher, caméra au poing, tous ces petits enfants noirs si mignons avec leurs grands yeux, dans leurs villages d’Afrique, et leurs proposer de les nourrir s’ils ont faim, ou de les soigner s’ils sont malades, avec leurs familles bien sûr. Bon, j’exagère…
Mais ils n’étaient pas uniquement des statistiques de “victimes de la délinquance”, ceux qui se sont fait agresser (Blancs, ils étaient) par de jeunes Noirs dont même “le Monde” a témoigné qu’ils descendaient d’une immigration spécifiquement d’Afrique sub-saharienne et qui tout français qu’ils étaient de par leurs papiers, visaient tout spécialement les “français” (autrement dit, les “Blancs”) pour ce que ceux-ci étaient, disaient-ils, ontologiquement des “victimes”.
Alors derrière ces familles, ces individus, ces hommes et ces femmes et ces enfants, je n’oublie pas de voir ces mêmes adolescents (plutôt bien bâtis et bien nourris, hein - pas vraiment les damnés de la terre - sans parler des vêtements de marque aux prix insensés qu’ils portent) mal-élevés qui vont tabasser mes enfants en s’y mettant à dix sous prétexte qu’il sont blancs.
Voilà, moi aussi je vais mettre mes exemples personnels en guise d’argument, histoire de rappeler qu’il y a des hommes et des femmes et des enfants derrière les chiffres de la délinquance.
Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne idée que d’accueillir (parce que quoi que vous en disiez, ils finissent bien par être accueillis, aussi difficile cela soit-il : les soins médicaux, le logement, la scolarité des enfants, les aides alimentaires, familiales, tout ceci existe, et gratuitement, et n’a aucun équivalent dans leurs propres pays : on comprend effectivement leur désir d’émigrer) des gens auxquels on répète à longueur de journée que la France (càd “les Blancs”) est méchante et raciste et xénophobe et raciste.
Le résultat, c’est que des familles qui ont bénéficié d’avantages dont n’ont jamais bénéficié les immigrés Portugais, ou Polonais ou Italiens, sont infiniment plus revendicatrices (voire geignardes), et pleines d’une rancune contre “les Blancs, les “Français”, sensés être tous évidemment très riches, et racistes.
Eh bien, je vous avoue que de tout ça (et j’en aurais rougi il y a vingt ans) j’en ai absolument ras-le-bol. Et si ces 25 000 personnes pouvaient passer le message à leurs compatriotes, une fois qu’il seront rentrés *dans leur patrie*, eh bien, pourquoi pas ?
JJe vous remercie de votre franchise. Vous avez exprimé très clairement le fond d’une pensée qui - si je résume bien - est la suivante :
- les immigrés sont des noirs qui détestent les blancs, se droiguent ou trafiquent (votre allusion aux vêtements de maruqes), nous détestent tous et je ne veux plus les voir parce qu’ils menacent les enfants, et renvoyons au moins 25.000 d’entre eux parce que comme cela ils pourront prévenir leurs copains de ne pas venir en France, puisqu’ils trouvent - à tort - la France raciste, etc…
C’est bien ça ?
Voyez-vous, le premier problème, le problème de fond, dans votre réaction, qui est partagée par beaucoup de gens, c’est qu’elle repose sur des bases fausses, ensuite sur un raisonnement erroné, et enfin sur une réaction de peur qui, à long terme ne fera qu’empirer les choses.
Bases fausses, parce que l’équivalence entre immigrés et noirs est fausse dans les deux sens. Le petit gamin russe qui est tombé par la fenêtre n’était pas noir que je sache ? Et surtout, la loi interdisant malheureusement toute statistique sur les origines raciales il vous est impossible de savoir si le noir que vous avez en face de vous est d’origine africaine immirée récente, ou antillais. Mais réfléchissez juste à une chose ? Le chantre de la repentance, celui qui a le plus violemment attaqué les blancs et les français à cause de l’esclavage, c’est Dieudonné ? Est-il africain ou antillais ?
De la même façon, les statistiques vont vous donner des idées sur le lieux d’habitation des délinquants, sur leur âge, et sur leur nationalité. Mais rien sur leur origine.
Et voyez vous, le gros problème, c’est qu’être noir, ça se voit. Ca se repère de loin. Un noir délinquant, ça pète les yeux, beaucoup plus qu’un Roumain, ou tout simplement qu’un bon petit français.
Mais pour vivre une partie du temps en Allemagne, où la composition de l’immigration est totalement différente, là-bas, les “immigrés qui volent” ce sont des bon blancs pure souche, les russes, les slaves… ceux qui ont la “même culture” que nous.
Enfin, mettre des barrières, renvoyer “tout ceux qu’on peut” comme cela, ça contribue justement renforcer cette impression qu’on ne veut pas d’eux, qu’on garde notre gros gâteau, et qu’il y a chez nous un certain racisme.
Oui les Françai sont riches. A l’exception des SDF, le plus pauvre des Français est plus riche qu’un pauvre africaun, ou même que beaucoup d’africains “moyens”. Le seuil relatif de la pauvreté est de 1 dollar par jour là bas, soit environ 20 fois moins que ce qu’il est chez nous. Seuls 6% des français sont pauvres, alors que jusquà 30% de la population dans certains pays africains est en dessous de ce seuil de 1 dollar par jour. Et en plus nous nous enrichissons fortement, puisque le seuil de pauvreté, en euro constant était de 365 euros (constants) en 1970 contre 681 euros par mois en 2005.
Et là, vous voyez, arrive a dimension politique des choix que nous faisons.Plus nous nous renfermerons, plus nous traiterons mal les immigrés (parce qu’on les traite mal : on peut très bien expulser dans la dignité, d’autres pays le font, mais pas nous, et je peux vous parler longuement de la façon de fonctionner de certains de nos consulats), plus nous nous arquebouterons sur nos richesses sans voir le reste de la planète qui crève de faim, plus nous nous enfererons dans cette attitude de privilégiés, plus nous suciterons la haine, le terrorisme et le racisme en réponse.
Bien spur, il s’agot là d’un problème Occident - Tiers-Monde, pas seulement français, mais après, à chaque pays de faire ce qu’il peut.
Quand on en arrive à s’embusquer auprès des soupes populaires, à générer un climat de peur suffisant pour qu’un gamin passe par la fenêtre, c’est qu’il y a quelque chose de pourri.
Quel beau billet !
Dommage que la propriétaire des lieux doivent subir des commentaires pour le moins…. (y doit y avoir un adjectif qui corresponde, je vais chercher).
En tout cas, j’ai trouvé la lecture de votre texte très revigorante.
(des commentaires pitoyables ? Oui, sans doute. Mais pas que ça. Je vais chercher encore.)
Merci pour votre passage :)
Je ne trouve pas les commentaires “si tant” que cela… en tout cas, par rapport à ce que j’ai pu voir ailleurs, il n’y a pas d’insultes ni d’appel à la haine.
Des opinions très différentes, c’est vrai, mais on ne va pas faire semblant qu’elles n’existent pas ? Tant qu’on peut parler…
@boutizou je trouve que vous avez parfaitement résumé la situation,
MARIE-AUDE, allez voir comment les étrangers sont traités dans ces mêmes pays.
La france a toujours accueillit les étrangers, les persécutés, les exilés politiques, et c’est trés bien comme cela. Ne pas voir qu’il existe un problème entre les immigrés d’origines sub-saharienne et le reste de la population des banlieues est grave ou à la limite inconscient, le nier c’est malhonnête. C’est l’angélisme dont vous faites preuve,au moins sur ce sujet, qui a en partie plombé les partis de gauches ces dernières années.
Ce qui est interessant, c’est qu’on a le meme discours anti immigration en Angleterre (et probablement partout ailleurs), base sur les memes premices, c’est a dire qu’ils viennent parce que les avantages sont bien meilleurs ici que “la-bas”, et qu’ils auront la belle vie sans rien faire. C’est totalement faux evidemment.
La nationalite, ce n’est pas qu’une question d’endroit ou on nait (ce n’en est d’ailleurs pas un du tout pour moi, mes enfants sont nes et vivent a Londres mais leur passeport est francais), mais c’est le critere reducteur et simpliste qui marche.
La nationalite, c’est un etat d’esprit et beaucoup d’etrangers meritent beaucoup plus d’etre Francais que nombre d’abrutis qui se sont juste donne la peine de naitre.
Quitter son pays sans rien pour essayer d’ameliorer sa vie n’est pas quelque chose de simple a faire, et au moins montre une attitude positive et courageuse.
Le probleme est ailleurs, mais la c’est plus complique a resoudre.
@Michel, ce qui me gonfle un peu ce sont les gens qui arrivent avec des idées toutes faites sur ce que je pense, et ne prennent pas vraiment la peine de lire… juste de réenfoncer le marteau de leur discours.
Comment pouvez vous me reprocher d’ignorer le problème entre “sub-sahariens” (oui ça fait mieux de dire comme ça plutôt que de dire “noirs” n’est-ce pas ?) et les autres immigrés, alors que j’ai écrit plus haut avec tout le cortège de racisme intra-africain
Vous me suggérez d’aller voir comment les étrangers sont traités dans ces mêmes pays ?
Pas de bol, je passe la moitié de mon temps au Maroc, je connais très bien la Mauritanie, l’Egypte et l’Afrique australe, et je pourrais sans doute vous en apprendre sur les subtilités du racisme là-bas.
So what ?
Est-ce une raison pour en faire autant ?
Donc si je comprends bien la polygamie, l’excision et le mouton dans la baignoire sont des coutumes africaines qu’il ne faut pas importer, mais le racisme et la séggrégation ethnique, ça on peut ?
Quand en Allemagne mon voisin grec m’explique que mon voisin turc est un sale paresseux qui ne fout rien comme tout les turcs, et que mon voisin turc m’explqiue que mon voisin grec le méprise avec racisme et maltraite sa femme comme tous ces machos de grecs, je fais quoi ? Je les revnoie dans leur pays ? Ou j’explique à chacun qu’il pourrait essayer de faire le même effort vis à vis de l’autre que celui que font les allemands à son égard ?
Encore une fois, je ne nie pas les problèmes, j’en ai même longuement parlé dans ce blog, ailleurs.
Mais la politique actuelle de l’immigration ce n’est pas protégé les gentils des banlieues en les préservant des méchants sub-sahariens, c’est empêcher tout le monde de venir (y compris les kisovars, les aghans, etc, qui eux ne sont pas des noirs, que je sache ? )
Et ce que je dis c’est :
1. on ne résourdra pas les problèmes d’intégration actuels en fermant complètement un robinet qui ne laisse passer que des gouttes depuis des années. Sinon, si la solution avait été d’arrêter l’immigration, les problèmes seraient déjà résolus
2. même si on décide d’arrêter l’immigration, on peut le faire de façon digne, et pas en sortant une proposition sur les contrôles génétiques qui est contraire à notre législation actuelle Si elle est votée, sans modifications des autres textes, ça veut dire que nos députés s’assoient sur ce qu’ils votent.
3. je pense qu’il est dommage et dangereux à long terme que l’Europe continue à s’isoler de plus en plus frileusement comme elle le fait. Quand on construit un mur, ça donne aux autres envie de le renverser… l’URSS l’a appris. Nos murailles ne nous protégeront pas éternellement
4. Et enfin, en termes “d’angélisme”, j’essaie de ne pas oublier d’où vient une petite partie de mes gènes, ni surtout, qu’aujourd’hui nous sommes partie prenante d’un système global qui asservit une grande partie de la population de la planète. Parce qu’aujourdh’ui la France n’accueille plus les persécutés, les réfugiés etc… ou essaye dene plus accueillir. Après tout c’est Polydamas qui le dit “la terre d’asile c’est fini”. Angélisme ou pas, moi je ne suis pas d’accord.
@ Marie-Aude : “Vous avez exprimé très clairement le fond d’une pensée qui - si je résume bien - est la suivante :
- les immigrés sont des noirs qui détestent les blancs, se droiguent ou trafiquent (votre allusion aux vêtements de maruqes), nous détestent tous et je ne veux plus les voir parce qu’ils menacent les enfants, et renvoyons au moins 25.000 d’entre eux parce que comme cela ils pourront prévenir leurs copains de ne pas venir en France, puisqu’ils trouvent - à tort - la France raciste, etc…
C’est bien ça ? ”
Non ce n’est pas ça (mais vous le saviez n’est-ce pas).
J’essaierai de repasser plus tard pour mieux m’exprimer (mon discours d’hier, je le relis, étant un peu expéditif et peu nuancé).
A plus tard.
@MARIE AUDE, ce qui me gonfle, c’est l’éternel refrain “je compte parmi les gens que j’aime bien de jeunes avocats africains”,ce tiers- mondisme de pacotille que l’on retrouve dans tous les journaux et les réunions d’extrême gauche.
Vous ignorez totalement les problèmes que pose l’immigration en banlieue ou ailleurs puisque vous n’y vivez pas. vous connaissez le Maroc l’afrique et l’ile de zanzibar vous y rencontrez la nomenclatura qui a remplacé les colons et qui sont les plus haineux envers les européens
So what ?
Quand je parle d’angélisme, je fais référence à votre prechi precha trotkiste complètement irréaliste.
Quand au reste puisqu’il faut parler de soi je suis juif d’origine syrienne marié à une musulmane d’origine algérienne. J’ai vécu en algérie jusqu’à trés récemment cela ne me donne pas une connaissance approfondie des problèmes d’immigration en France juste une façon plus lucide de les aborder .
Vous pourrez écrire et fustiger la politique de Sarkozy les tests adn et autres, vous ne ferez jamais vivre des populations qui ne le veulent pas ensemble !
Marie-Aude,
Je ne comprends rien à votre message. Si un homme a du talent quelle importance qu’il exerce ce talent à Paris, à Moscou ou à Téhéran ? Nous sommes tous sur la même planète, non ?
@Abou Tabou
en l’occurence, le simple fait d’avoir la possibilité d’exercer son talent, ce qui n’est pas toujours le cas “ailleurs”.
@Michel
vous êtes complètement à côté de vos pompes. Je ne compte pas parmi le gens que j’aime des jeunes avocats africains. Je suis mariée au Maroc, mon beau-père est illettré, ses filles aussi, certains de ses frères vivent encore dans des douars où il n’y a même pas de table pour s’asseoir.
Je connais aussi leurs amis et leur famille dans les banlieues à problème, j’en connais certains qui se sont infiltrés en clandestins et qui ont réussi à se faire régulariser.
Je sais le désespoir qu’il y a chez les gens qui partent, et chez ceux qui restent, sans nouvelles de leurs gosses qui se sont peut être tout simplement noyés à Gibraltar.
Je ne connais pas d’avocat africain. Je connais des gens que les avocats africains méprisent, qui dorment sur la terre battue, Alors entre un juif d’origine syrienne mariée à une algérienne et une arrière peite fille de juif ashkénaze marié à un berbère, je pense que notre connaissance des problèmes d’émigrations est équivalente.
Je sais ce que c’est d’être rejettée parce que française, parce que blanche, parce que non-musulmane, et je sais aussi que juste à côté, il y a des gens qui n’ont pas les mêmes préjugés.
Notre regard est peut etre différent, certes. Je ne me savas pas troktskiste, c’est nouveau ça vient de sortir, et ça veut sans doute dire que vous n’avez aucune compréhension réelle de ce qu’est un trotskyste, et de ce que je pense.
Maintenant, on ne peut pas forcer à vivre ensemble des gens qui ne le veulent pas, certes. On peut - parfois, avec du temps - leur permettre d’arriver à changer de vision. On peut leur donner un peu plus d’espace, pour vivre dans le même pays sans vivre dans le même voisinage. On peut surtout réaffirmer la totalité des valeurs républicaines, au lieu d’oublier ce qui a fait la France pendant au moins deux siècles.
La seule chose qu’on peut changer, c’est soi même et le regard qu’on porte sur l’autre. Je n’y vois aucun angélisme, et en tout cas aucun trotskysme.
Merci pour votre billet auquel je parviens via diner’s room et Me Eolas, juriste de haute volée et humoriste à ses heures.
Tous comptes faits, je me demande si les nouvelles mesures devant “filtrer” le “regroupement familial”, droit fondamental à mes yeux consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme, ne sont pas plus socio-économiques que raciales. Car au fond, que veut-on? Laisser les familles dehors pendant qu’on garde ceux qui travaillent (et rapportent à la France), mais surtout laisser dehors les familles pauvres, celles des travailleurs pauvres, et non pas celles des cadres supérieurs ou des heureux rentiers qui voudraient profiter du doux climat français — heureux comme Dieu en France, dit le proverbe. Une fois de plus, notre gouvernement qui n’hésite pas à tordre le cou au Droit (à se demander quel genre d’avocat pouvait être un certain Nicolas S. aujourd’hui reconverti) dans le seul but de contrôler, de “surveiller et de punir” éventuellement les plus faibles, reflet honteus à ses yeux de cette France de propriétaires dont il rêve.
PS. De temps à autre, quelques réflexions d’ordre général sur le site de Pumpernickel, tribune wissembourgeoise.
Marie-Aude a dit :
« Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas faire de tri. »
« Oui il faut décider qui vient ou pas. »
Alors donnez-nous vos critères de tri.
Si vous êtes précise, après tout, il se peut que je tombe d’accord avec vous, au moins partiellement.
Et si nous sommes en désaccord, je m’engage d’avance à augmenter mon quota de 50 %, spécialement pour vous plaire
(à conditions naturellement que vous de votre côté, vous acceptiez d’augmenter vos impôts et cotisations sociales en proportion).
Evidemment les traits de plumes (en l’occurrence de clavier) sont toujours exagérés dans une discussion de la sorte mais enfin à qui va t-on faire croire qu’il serait judicieux pour la france d’ouvrir ses frontières aux quatre vents alors qu’elle n’a même pas été capable de s’occuper de ceux qui sont présent depuis leur naissance , qui sont français, et que l’on a rejeté hors des murs de la citadelle pour ne plus les voir.
Que je sache ce ne sont pas les gouvernements successifs qui ont demandés à tous de ne pas employer des immigrés, ils ont seulement laissés faire .Pourquoi ne voit on pas d’africains, arabes et autres français d’origines étrangères dans la finance le showbiz ect ect ? Nous sommes tous responsable et nous en payons les conséquences.
Pour le reste, depuis la décolonisation les gouvernements de droite et de gauche donnent au titre de la “coopération” des sommes d’argent astronomiques pour que des potentats se construisent en une génération et sans travailler des fortunes dilapidées dans des investissements hasardeux ? Ou est la logique ?
ceux qui veulent venir à tout prix attirés par ce que la france offre, ne pensez vous pas qu’il faudrait mieux aider les pays dont ils sont originaires à les garder, nombres d’entre eux et si vous voyagez vous ne me direz pas le contraire, préfèreraient rester chez eux avec des salaires décents et des perspectives pour leurs enfants.
C’est la misère ou la persécution qui fait fuir ces populations de leurs pays, rien d’autre.
@Abou Tabou :
une sélection basée sur la motivation, et sur le respect d’un certain nombre de principes que je considère comme essentiels à la République Française, comme l’asile et l’aide aux personnes menacées dans leurs pays. La motivation est sans doute le moteur d’intégration le plus fort…. Certains proposaient par exemple un “droit d’entrée” de l’ordre de plusieurs milliers d’euros, à rembourser ensuite via le biais du travail; Ce qui correspond à la réalité de ce que vivent les clandestins, simplement au lieu d’alimenter des filières mafieuses, cela entrerait dans les caisses de l’état et permettrait en outre de financer des mesures comme les cours de français à l’entrée en France. Prêt dont le remboursement conditionnerait par exemple la possibilité de faire ensuite venir sa famille. Et dont le montant serait adapté au projet de l’immigrant (plus élevé pour quelqu’un qui veut faire des études de médecin que pour quelqu’un qui veut travailler comme maçon).
@Michel, vous ne voyez pas d’africains, arabes et autres français d’origines étrangères dans la finance le showbiz ect ect ?
Euh, rassurez moi, vous avez lu ce qui est écrit au dessus ? Vous connaissez des noms comme Gad Elmaleh ? Comme Traboulsi ? Comme “je ne sais plus qui” qui a fourni les listings de clearstream ?
Disons simplement qu’on ne les “voit pas” parce qu’ils sont intégrés. Et c’est la meilleure pruve que l’intégration peut fonctionner.
Quant aux gâchis de la coopération, je suis assez d’accord avec vous. Mais pour remettre les choses en perspectives, ces sommes ne sont pas “si fabuleuses” que cela à l’échelle d’une nation. Nous sommes toujours largement en dessous de l’objectif de 0,7% de notre PIB auquel nous nous étions engagés (tous les pays développés sont en dessous), et cet objectif lui même ne représentait pas la moitié des sommes qui étaient transférées à l’époque coloniale. Car si les colonies ont été rentables pour des individus, si elles ont été utiles politiquement et socialement pour la France, elles n’ont pas été rentables.
Par ailleurs, les gâchis de la coopération ne sont pas seulement dans les sommes détournées. Ils sont aussi des les fonds dilapidés par les “bonnes volontés maladroites”, les organismes qui envoient de jeunes volontaires sans aucun savoir si aucune expérience “aider” des gens sur place, ce sont les départements internationaux des conseils généraux qui financent des études qui vont ré expliquer pour la 40° fois les problèmes sans les résoudre.
Bonjour,
Je souhaitais juste t’apporter un message d’encouragement, Marie-Aude !
Je trouve ton billet super, plein de bon sens et très bien écrit. Je suis assez effaré par certains commentaires qui fleurent bon la très courte-vue pour certains et le racisme pour d’autres.
Mais bon, il faut faire avec tout le monde, hein, même avec des Boutizou, des Polydamas, des Franck Boizard, des Vicnent et des Candide ! Et je trouve que tu as bien du courage à argumenter !
Bref, si j’avais un message à faire passer, ça serait : voyagez un peu, les enfants ! Prenez l’avion, allez tenter votre chance hors de France, allez rencontrer d’autres cultures et parler d’autres langues… En très peu de temps, vous vous surprendrez-vous même à considérer le concept de frontière comme débile, celui d’étrangers comme tout à fait relatif et même, je suis prêt à parier qu’immigration ne résonnera plus pareil dans vos têtes !
Bises, Marie-Aude.
Marie-Aude,
Gadh elmaleh, Traboulssi, vous êtes risible sur votre petit nuage en pleine “boboitude” c’est bien ce que je pensais , pourquoi pourquoi pas Maktoum al Maktoum c’est aussi un Arabe,étranger, il possède la plus vaste écurie de cheveaux de courses. Non je parle des étrangers lambdas ceux qui n’habitent pas Paris, derrière le mur ceux que vous oubliez en parlant seulement de ceux qui veulent venir
Pas dans Paris la riche et ses écoles pour élites non je parle de la banlieue, vous en voyez beaucoups dans les administrations ect ect Ou alors c’est que je n’ai rien compris aux émeutes de l’hiver 2005. Rassurez moi !
Pour les peoples dont vous parlez, qui se comptent sur les doigts de deux mains évidemment qu’ilsont réussis leur intégration mais qui ne l’aurait pas fait à leur place en face combien de jeunes diplômés sous employés qui n’ont plus d’espoir. ?
@Michel, je suis peut être risible, mais vous ne savez pas vous exprimer clairement, ou alors vous ne vous relisez pas car Pourquoi ne voit on pas d’africains, arabes et autres français d’origines étrangères dans la finance le showbiz ect ect ? (ce que vous avez écrit, ne concerne pas les étrangers lambda.
Ces étrangers lambda, j’en connais pas mal, mais ce ne sont pas ceux qu’on “voit” dans la finance et le show biz.
Maintenant j’avoue avoir du mal à comprendre ce que vous essayez de dire, ça tourne un peu en rond.
Si je résume, ce que vous avez écrit, la banlieue n’est pas une élite, donc on ne voit pas les jeunes de banlieue dans les riches écoles pour élite ?
Ben oui, c’est pas nouveau (et pour info ça concerne des couches sociales, pas des origines ethniques. Les enfants de prolos bien français sont tout aussi sous représentés dans ces écoles… ), enfin c’est “assez pire” depuis quelques années, ce qui aurait éventuellement à voir avec les difficultés d’intégration ?
Ah zut, merdum…. alors les difficultés d’intégration ne viendraient pas de soi disant problèmes ethniques, de soi disant incompatibilités de culture, mais simplement du fait que la France est de plus en plus inégalitaire (10% des français possèdent 70% du patrimoine, en terme de concentration il n’y a que les USA qui fassent mieux).
Quant aux peoples qui ont réussi leur intégration je ne comprends pas le qui ne l’aurait pas fait à leur place ? Euh… vous trouvez que c’est facile, vous de devenir médecin quand vous débarquez dans un pays avec trois jours de salaire en poche, en tout et pour tout ?
Vous trouvez que c’est facile de réussir quand vous êtes un gamin orphelin, emmené dans un pays étranger, et confié à des parents pauvres (et surement aimant… disons juste que je ne vois pas en quoi il était évident que Smain réussisse).
Ayez la gentillesse de m’expliquer clairement, avec un raisonnement articulé, ce que vous voulez dire, ce que vous trouvez bien, ou pas bien, et on en reparlera.
@Lionel :) bises itou
Mon propos MARIE-AUDE n’est pas de faire une démonstration quelconque, mais j’avoue que vous m’amusez beaucoups, alors pour faire simple :
- pourquoi continuer à vouloir accepter de plus en plus d’étranger en france quand nous n’avons pas été fichu de nous occuper de ceux qui sont la depuis au moins deux générations ?
-ne croyez vous pas qu’il serait plus judicieux à les aider à vivre plus dignement dans leur pays, puisque bien souvent c’est la misère qui les a fait émigrer ?
Est ce assez clair ?
J’avais évoqué ce sujet bien avant cet amendement “ADN” de ce projet loi mais pour des raisons déontologique je ne peux rallonger ta liste mais juste inviter le lecteur à prendre connaissance de l’histoire (sans noms) d’une famille française comme une autre….
Mais à relire mon billet je retrouve quelques nos célèbres comme Georges Charpak prix prix Nobel de physique en 1992 ou Marie Curie, prix Nobel de Physique en 1903, la mère d’Irène Joliot Curie la femme de Frédéric Joliot-Curie. Cette figure célèbre du Collège de France était née Sklodowska !
De peur qu’un amendement anti “fautes de français” me déchoie ou me déchusse de ma nationalité française, je corrige… “Raisons déontologique(s)” et “quelques no(m)s”
:) à ce compte là beaucoup de français deviendraient apatrides :)