L’accident musical vendredi 28 mars 2008 à 21:20
Publié par Marie-Aude in : sablier , rétrolienCertains soirs, pour faire mon intéressant, il m’est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d’alcoolémie. Il s’agissait de l’extrait suivant : « C’est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C’est de vivre au jour le jour / Le temps c’est de l’amour ». Mon succès était … divers, disons, au mieux.
Divers vers le bas, d’ailleurs.
Je chante faux comme une casserole, pour être honnête, et il fallait déjà quelques vodka pour que j’ai le courage d’ouvrir.
Mais après on ne m’arrête plus.
Enfin, ça m’a passé. Le soir où la chaise n’était pas assez solide pour supporter la gestuelle qui accompagnait mon lyrisme.
La paille a crevé, je suis passé à travers.
Ca n’aurait pas été très grave.
Mais j’avais mis la chaise sur la table. Elle est tombée, et moi avec. Le dossier de la chaise est venu à la rencontre de mon entrejambe.
J’ai poussé un contre-ut violent, une sorte de hululement, parait-il.
Je me suis réveillé à l’hôpital.
Et le pire, voyez-vous, dans tout ça, c’est que je chante encore plus faux qu’avant, et que je ne peux même pas tirer profit de ma voix de castrat.
Voici ma participation au cinquième sablier de printemps sur une amorce de Monsieur Le Chieur qui partage mon admiration pour le style obispien.



Commentaires»
Ouille. J’en ai encore mal. :-)
Psssssst Marie Aude, retire vite la source on ne la donnera qu’après !
Et maintenant tu chantes “castrat tu pues, et marche à l’ombre!”
Quelle source ? Sifflement (non castrat) dégagé… :)
Ca fait super mal rien qu’à lire !;)
Mais je suis sure que si il avait chanté autre chose, mieux qu’Obispo, il ne serait pas tombé!
Quelle chute! ;->>
Ouchhh, rien que dit penser, il y a des choses comme cela… Mama mia…
Alors c’est donc comme ça que finalement Farinelli …
Je ne savais pas !
Excellent… C’est drôle parce que moi aussi j’ai eu envie de le punir ce soiffard mais finalement j’ai été assez gentille avec lui, en comparaison de ce que tu lui as concocté !