L’affaire Fouad Mourtada, révélatrice d’une faille abyssale entre les deux Maroc février 26 2008
Publié par Marie-Aude in : Maroc , rétrolienVendredi, Fouad Mourtada, ce jeune ingénieur marocain, a été condamné à trois ans de prison ferme, et 10.000 dirhams d’amende, pour avoir fait un faux profil Facebook, au nom du frère cadet du roi (mais avec sa propre photo).
Condamnation extrêmement lourde à nos yeux, aux yeux de la blogoma marocaine, aux yeux des MRE, aux yeux des marocains partisans d’une démocratisation du pays, condamnation d’autant plus lourde que la loi a été violée, pour la prononcer, si dans l’esprit, il y avait effectivement un délit, on résumera sous “atteinte à la sacralité de la famille royale”, dans la lettre, la définition de ce délit ne recouvrait pas ce qu’avait fait Fouad.
Condamnation modérée, par rapport au maximum encouru (toujours en violant la loi), qui était de cinq ans, condamnation modérée par rapport aux énormes amendes (plusieurs centaines de milliers d’euros) qu’ont dû payer des journaux qui n’avaient fait qu’écrire les blagues que tout le monde répète.
Et surtout, à ma grande surprise, condamnation qui laisse indifférent une grande partie du Maroc. En parlant autour de moi, avec Bilal, avec des gens qui - comme l’immense majorité des marocains - ne fréquentent pas la petite bulle de la blogosphère et du Web 2.0, faute d’accès internet, faute d’éducation, faute d’intérêt, faute de temps… j’ai été surprise d’entendre beaucoup de gens dont je respecte l’opinion, que je ne tiens pas pour des brutes sanguinaires, des dictateurs en puissances, ou des personnes serviles approuvant tout ce que fait l’autorité, des monsieur tout le monde donc, me dire - en résumé - so what ?
So what ? Il savait ce qu’il risquait, non ? On ne s’attaque pas à la famille royale et c’est tout ?
So what ? Si il a fait ce profil, c’est pour l’utiliser, c’est juste qu’on l’en a empêché avant.
So what ? Il a été arrêté et battu ? Eh oui, comme tout le monde, mais tu sais, la police ici elle n’est pas tendre, c’est vrai, mais nous les marocains, on est difficiles, on est comme le cumin, il faut nous presser pour sortir le goût. (Pour tirer quelque chose de bon).
So what ? Et si on ne l’arrête pas, le prochain il fera un profil et il escroquera les gens en se faisant passer pour le prince …
So what ? Il est ingénieur, quel besoin il avait de faire ça, il est passé par une école militaire, il connait les risques.
Et cela m’a fait réfléchir.
Il est vrai que le pouvoir politique au Maroc n’est pas tendre. Depuis longtemps. Il y a cent ans, quand un ministre était déchu, il était pendu ou écartelé, tous ses biens saisis, sa famille tuée ou réduite à la pauvreté, ses concubines violées, ou enfermées dans le harem du vainqueur - et c’est pour cela qu’il ne reste que les murs du Palais Bahia.
Il y a moins longtemps, dans les années cinquante, l’un des descendants des seigneurs de l’Atlas écartés par les Alaouites au début du siècle, plus de cinquante ans après qu’un membre de sa famille ait été exécuté pour trahison, donc, a tenté de se venger en essayant d’assassiner le roi.
Encore plus récemment, trois fois Hassan II a dû défendre sa vie. Une fois au moins dans un face à face où c’était tuer ou être tué. Combien de nos dirigeants démocrates se sont retrouvés dans cette situation ?
Le roi est sacré au Maroc. Sacré au sens premier du terme.
L’affaire fouad Mourtada a montré que si les mots “crime de lèse-majesté” ont perdu leur signification chez nous, ils restent chargés de sens au Maroc.
On ne touche pas à la famille royale. On ne montre de la famille royale que ce qu’elle veut bien laisser voir, on ne dit d’elle que ce qu’elle accepte de laisser dire. Ne pas avoir maîtrisé son image fut une des raisons qui fit perdre son trône à Moulay Abd El Aziz, des photos prises dans le Palais avaient circulé, et profondément choqué les marocains.
Manifestement, il s’agit d’une ligne rouge que tous les marocains connaissent.
Se pose donc ici la question de l’écart entre le Maroc moderne et le Maroc traditionnel. Ne pas condamner Fouad au nom de la modernité, de l’insignifiance de son acte aurait surpris le Maroc traditionnel, aurait été compris comme un signal de faiblesse.
Les sultans du Maroc ne sont pas des pardonneurs. La tradition du pouvoir ne connait pas le pardon. Et quand cette tradition remonte à aussi peu de temps, le pardon peut très bien ne pas être compris comme tel, mais comme faiblesse ou invite à en faire plus.
Je crois que Fouad a joué de malchance.
Première malchance, son “cas” s’est produit au moment où se finalisait un coup de filet sur les islamistes. Genre de situation où “ceux qui savent” sont sur les dents, et prêts à tout vérifier plutôt trois fois qu’une.
Deuxième malchance, Fouad est de Goulmima. Il y a au Maroc des “ultras”, qui réclament la laïcité et la démocratie, et qui sont bien concentrés dans l’ancien “bled siba”, le pays de dissidence jamais vraiment soumis, dont Goulmima est un des fiefs.
En gros, être de Goulmima, c’est être le fils d’une corse et d’un basque, dans les années 80.
Fouad n’a peut être rien à voir avec tout cela, mais son origine était intrinsèquement un soupçon de plus.
Mais surtout, je suis persuadée que la malchance de Fouad ait qu’on ait parlé de lui. Un communiqué un peu trop vite sorti de l’agence de presse locale, la MAP, aussitôt retiré, mais pas assez vite pour passer inaperçu, et le web marocain, blogueur, facebookien, s’est enflammé.
On ne saura jamais le pourquoi de ce communiqué, sans doute un policier trop zélé, fier d’avoir sorti un “gros poisson”, et de se faire mousser (par rappport à ses petits camarades qui chassaient l’islamiste ?), avant de se rendre compte que ce n’était pas ça, d’où le retrait.
Mais c’était trop tard. A partir du moment où on parlait de Fouad, à partir du moment où la pression était mise sur le pouvoir, il devenait impossible de reculer, de relâcher Fouad une fois celui ci sermonné et innocenté de ses soi-disant escroqueries. (Puisque ce motif n’a pas été reconnu, je crois, au procès).
Il faut comprendre ce que c’est de gouverner un pays où plus de la moitié de la population adulte est illettrée. Chez “nous”, un illettré c’est l’exception. Et malgré tout, il est inondé d’informations, il est dans un contexte où tout autour de lui on sait lire.
Plus je pratique le Maroc traditionnel plus je touche du doigt son ignorance profonde. Une ignorance presque inconcevable pour nous. Celle qui permettait, il y a quelques siècles, de faire brûler les sorcières.
Il y a quelques jours, à M’semrir, pas très loin de Goulmima, en pays siba, encore, des étudiants ont “poussé” des villageois à manifester contre le pouvoir. Mais se sont courageusement esquivés durant la manifestation.
Il y a tous les jours des ordures qui circulent sur la famille royale sur internet, des immondices qui enverraient n’importe quel journaliste au tribunal chez nous, qui enverraient n’importe qui faire face à une lourde condamnation.
A partir du moment où le “cas Mourtada” a été connu dans le monde entier, il était impensable de faire machine arrière, car cela aurait voulu dire, pour le Maroc populaire, qui normalement ne connait pas ces choses, effacer la ligne rouge.
Fouad est presque sans aucun doute totalement innocent d’un quelconque acte (j’attends toujours de savoir si au procès il a été prouvé ou pas qu’il ait envoyé ou pas un mail sous son profil), et en tout cas, même si il a “fait” quelque chose, ce quelque chose est très bénin. A nos yeux, c’est indigne de tabasser, d’emprisonner pour ce rien.
Mais nous ne sommes pas les marocains, du moins nous ne sommes pas la majorité des marocains. Si la majorité d’un pays comprend et accepte cette condamnation, alors c’est cette majorité qu’il faut faire évoluer. Avec de l’éducation, et du travail.
C’est Brecht qui le disait “d’abord la bouffe, ensuite la morale”.
30% de la population marocaine vit en-dessous du seuil de la pauvreté.
Quand je parle des Marcels, je montre des histoires d’escroquerie quotidienne, des embrouilles habituelles et courantes de ceux qui sont prêts à tout pour gagner quelques dirhams.
C’est dans cette population que se trouvent les gamins qui caillaissent les touristes quand ceux ci ne se laissent pas rançonner “un dihram, un euro”. Et ces gamins sont calmés par la police marocaine, à coup de bâtons. Parce que semble-t-il, c’est pour l’instant la seule façon.
C’est très dommage.
C’est comme ça.
Les choses changent doucement.
On est élevé par son école, par ses parents, par ses grands-parents.
Il faut plus d’une dizaine d’année pour changer la mentalité d’un peuple.
Mohammed VI a mis en place un code de la famille quasi-révolutionnaire. Il détruit les bidonvilles, il aide les programmes d’éducation des adultes. Il lutte contre l’ignorance, il essaie de développer son pays le plus vite possible.
Et il laisse faire la justice lourde de son pays, parce que c’est celle qui a maintenu la sécurité jusqu’à maintenant.
Mais son pays n’est pas homogène, et l’écart entre les trois populations, les marocains “européanisés”, les marocains “classe moyenne”, et les marocains “populaires”, est de plus en plus grand, et de plus en plus difficile à gérer.
Le niveau d’eau d’un tonneau est déterminé par sa planche la plus basse. Et c’est celle de gens pour lesquels il est normal de condamner Fouad Mourtada. De gens qui font, eux aussi, des années de prison quand ils franchissent la ligne rouge.
Cinq ans de prison pour les pirates de Derb Ghalef, une condamnation elle aussi extrêmement lourde. Trois ans de prison pour Fouad. Un homme de 95 ans qui meurt en prison, pour avoir soi-disant, dans un bus, insulté le roi.
En Thaïlande, l’insulte au roi, c’est dix ans de prison.
Il y a toujours pire ailleurs, toujours mieux ailleurs.
Les pays qui ont voulu évoluer trop vite ont explosé en vol, comme l’Iran.
Les pays qui sont entré de plain pied dans la démocratie, du jour au lendemain, sans en avoir fait l’apprentissage, sont retombés dans la dictature, comme la Russie.
Le Maroc suit un chemin dangereux et difficile, je compare souvent la position du roi à celle d’un ninja en grand écart au dessus d’un précipice, retenant chaque falaise par les orteils, pour les empêcher de s’écarter.
La moudawana était un grand pas vers les tenants de la modernité, la condamnation de Fouad Mourtada est un grand pas vers la tradition.


Commentaires»
Des images collectées à travers différentes époques et régions pour monter un film,de propagande, dont le héros est un jeune insouciant !
“Mais surtout, je suis persuadée que la malchance de Fouad ait qu’on ait parlé de lui. ”
Non Madame. Un viellard de 95 ans a été condamné à deux ans de prison ferme pour lese majesté. C’etait en septembre. la MAP n’a rien dit sur le sujet. Apparement aucun organe de presse n’etait au courant de ce cas et aucune organisation humaine n’etait au courant. Un cas donc qui aurait passé inaperçu. Cela n’a pas empeché le juge de le condamner à deux ans de prison ferme. Et que le pauvre meurt en prison.
Il était anonyme personne ‘na parlé de lui avant sa mort. Je me dis que peut etre que si les gens ont parlé de lui il ne serait pas mort dans l’indiference generale
@Mohamed, que veux tu dire ? Propagande dans quel sens ? Il n’y a pas de propagande, simplement j’essaie de comprendre pourquoi on me dit “so what ?”
Je n’aime pas ce qui se passe, je l’ai déjà écrit. Je pense aussi ce que j’ai écrit sur le “deux poids deux mesures” en quelque sorte, à moins que à court terme tu aies une solution douce pour empêcher les caillassages de voitures ? Je connais quelques caïds qui prennent avec intérêt.
@Mael, merci, je suis au courant, vous voyez j’en parle ici même
a propos de la depeche la MAP j’ai lu quelque part qu’elle a été retirée sur le site
l’explication est simple : une depeche est affiché sur le site de la MAP. Dans la page d’acueil. Une fois que la depeche n’est plus dans la page d’acueil du site (parce que d’auters ont été rajoutés) elle est tout simplement suprimées.
Ca vaut pour toutes els depeches de la MAP. Un exemple simple aujourd’ui vous pouvez voir celle là:
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/entretien_entre_le_p/view
car elle est dans la page d’acueill. Dans trois jours ce lien ne marchera plus car elle sera suprimé dès qu’elle n’est plus dans la page d’acueill. Faiets le test
mais bon c’est un point de detail
le reste de votre analyse est trés pertinent.
En ce qui concerne la dépêche, elle était “a t on dit” introuvable sur le site de la MAP dès le lendemain.
Mais n’ayant pas vérifié moi même il se peut que ce soit une erreur, effectivement :)
Maintenant pour revenir à ce prisonnier de 95 ans il ne serait sans doute pas mort dans l’indifférence générale (quoi qu’il bénéficie maintenant d’un coup de projecteur a posteriori), mais je ne pense pas qu’il aurait été relâché.
Une des meilleures analyses que j’ai eu à lire sur l’affaire. Nous internautes, souvent éduqués, ou plus éduqués que la moyenne, vivons dans une bulle totalement déconnectées de la réalité. Il est vrai que nous voulons tous que ce pays aille de l’avant, nous voulons le meilleur pour lui, développement économique, fin de l’injustice et de l’arbitraire, nous voulons passionnément qu’il s’en sorte; mais nous raisonnons à l’aide des standards internationaux, nous oublions à quel point le Maroc profond est loin tellement loin de tout cela, encore à l’époque où l’on brulerait des sorcières (au sens figuré et peut être même au sens propre) et je l’ai parfois expérimenté, c’est souvent effrayant.
Excellente analyse !
C’est grâce à Bilal qui m’a “remis les idées en place” :)
Cet article devrait être co-signé.
Je reste “en soi” profondément choquée par cette histoire, je continue à penser qu’il y a un retour en arrière et moins de liberté d’expression au Maroc qu’avant, et que c’est un moment historique (c’est le début du grand désamour des ‘occidentalisés’ pour M6), mais je vois effectivement le fond de façon plus nuancée qu’il y a une semaine.
Bonjour Marie-Aude.
Appelons-le le chemin vers la démocratie. Je ressens toujours une gêne à utiliser ce vocable, tant de détournements et d’arrogance se cachent derrière. Mais appelonsd le ainsi, sans vouloir y placer le moindre début de commencement de démocratie au sens où nous tentons de la vivre dans nos pays occidentaux.
Je crois aux valeurs universalistes des lumières, à leur caractère fondamentalement humain. Donc applicable à tous. Mais je ne crois pas que ces valeurs puissent, tel je ne sais quelle hostie blanche, être avalée par tous une fois présentée par nos mains de même couleur.
Il appartient à toutes les sociétés du monde de s’approprier ces valeurs, après d’intenses luttes internes, douces ou violentes, verbales ou meurtrières. Il nous appartient, uniquement s’il le faut vraiment et si cela nous est bien demandé, de nous mettre au service de cette cause universelle et de porter secours à ceux qui en ont besoin, non comme directeurs de campagne mais comme auxiliaires expérimentés, enfin, plus ou moins mais quand même un peu.
Mais uniquement si cela nous est demandé, uniquement avec les moyens qui nous sont demandés, avec les personnes qui seraient acceptées. Je récuse tout bombardement massif sous prétexte d’aider la démocratie, ne serait-ce que pour la certitude que cette aide détruit plus sûrement la démocratie qu’une bataille perdue.
Ainsi l’Iran. Je ne suis pas d’accord avec toi à son propos. L’Iran n’a jamais voulu brûler les étapes vers la démocratie, sauf au moment du Docteur Mossadegh. Ce fut justement l’occident qui a arrêté le processus, avec brutalité, avec mise en place de la dictature du Shah Pahlavi. Voyant monter le péril islamique, il a tenté, tardivement, à partir de 1974, d’occidentaliser son pays en l’inondant des joujoux de consommation, voitures, technologie, loisirs, et autres hochets.
Il n’a pu empêcher l’arrivée de la révolution, et celle-ci, loin de brûler les étapes vers la démocratie, a brûlé les étapes à l’envers.
Mais là, nous parlons des autorités du pays. La population iranienne, par ailleurs beaucoup plus éduquée que l’on croit parfois, revendique chaque jour un peu plus fort son droit à la démocratie. Le mouvement est lent, il est souterrain, il est instrumentalisé dans les luttes de factions là-haut dans les beaux quartiers de Téhéran, il subi des va-et-vient, des retours de flamme, des résistances féroces, avec morts et tortures, avec petites victoires invisibles et grandes déceptions électorales, mais le chemin, depuis vingt ans, semble tracé, et la destination claire.
Il est trop tôt pour parier sur la fin. Mais je parie volontiers que je le verrai de mon vivant, et je suis loin d’être jeune. Ce pari est mien et je ne emande à personne de me suivre. Je parie, c’est tout. Le destin, non, la destination dépend aussi de l’Amérique, et de nous-mêmes, occidentaux d’Europe. Sachons regarder l’Iran complexe avec les bonnes lunettes.
Il en est ainsi pour le Maroc. Un long chemin, une longue tradition, des démons à combattre, des résistances bien ancrées, des traditions nécessaires et des traditions rétrogrades, tout les ingrédients d’une guerre, au sens noble du terme, un long combat incertain avec ou sans violence, avec les débats et les polémiques, et qu’est-ce que le mot polémique sinon le mot bataille?
La victoire parfois change de camp, le combat change d’âme. Et si nous devons aider, là encore, attendons qu’on nous appelle à l’aide, attendons que notre aide soit plus précises qu’un pavé d’ours. Soyons humbles, et faisons ce qu’on attend de nous et non ce que nous décidons qu’on attend de nous.
Aujourd’hui le Maroc semble reculer. Le Maroc, ou les gouvernants du moment, ou une partie des gouvernants du moment. Que savons-nous des rapports de force dans le secret des palais de Rabat? Que savons-nous du bruit des souks, des villages, des douars, des usines et des mines de phosphate? Tu en sais plus que moi, et pourtant bien des choses sont encore à découvrir. Le Maroc est une terre silencieuse, ou du moins que je ne parvient pas à entendre malgré mes oreilles grandes ouvertes et malgré mes antécédents.
Alors dans son cas, je ne fais pas de pari. Je fais part seulement de mon espoir dans les marocains, qui finalement déciderons bien ce qu’ils voudront décider, pour leur bien ou pour leur malheur. J’ai mon idée arrogante sur ce qui serait bien, mais c’est seulement mon idée. Aux marocains de s’en saisir et de lui tordre le cou, ou de la nourrir.
Cette affaire est grotesque! Je trouve pas d’autres mots pour la qualifier.
Samedi 1er mars après midi, il y aura des regroupements à Rabat et devant les ambassades du Maroc à Paris, Londres, Washington DC, etc..
Voir le blog de Larbi pour les autres adresses
PS 1 : passe par chez moi il y a un collis pour toi :)
PS 2 : je n’ai pas oublié ton tag, je m’y attele le plus tôt possible :)
@Andrem, je partage tes vues. La démocratie est - comme le reste - quelque chose qui s’apprend. Et puis beaucoup de Marocains, même si ils souhaitent plus de liberté, ne veulent pas la démocratie, il y a beaucoup de contradictions et de difficultés.
J’espère que Fouad ne paiera pas les pots cassés de toutes ces contradictions, même si je suis pessimiste, parce que finalement, même si il a déjà 27 ans, ça reste “un gamin”.
@Marocaine, c’est très ridicule oui.
Je remets l’adresse du blog de Larbi :
http://www.larbi.org/
Sinon chez toi où ? :) tu es rentrée en France ?
Mon chez moi virtuel lalla :) cad :
htt://monagora.hautetfort.com
PS : je suis retournée en France depuis 3 semaines :)