Ma journée à Casa samedi 23 février 2008 à 01:37
Publié par Marie-Aude in : Quotidien , rétrolien… levée tard, trop tard, donc partie en retard.
Rendez vous à 11 heures à Musée d’Art Juif, c’est à l’Oasis, on voudrait passer d’abord chez “Photo Gomez”, au Mâarif, pour faire nettoyer le capteur du Canon, c’est sur la route, on voit à peu près où…le portable ne répond pas, c’est pas grave, entre la mémoire de mon GPS sur pied (Blal) et la mienne, ça devrait aller.
Embouteillages casouis, dignes de Paris, il est déjà 11 heures quand nous sommes au Mâarif, le Musée est à l’Oasis.
Recherche rapide de la boutique, rien de rien, il est 11 heures 15, plus que temps pour partir. Au moment où on se prépare à remonter en voiture quelqu’un arrive et explique à Bilal que Photo Gomez a déménagé, et lui explique de façon détaillée, au rond point Mers-Sultan, en face du Cinéma Luxe.
Hop, en route, fissa, il est 11 heures 10, je montre l’adresse à Bilal, pas de plan, mais il “voit” bien, et j’appelle le Musée pour prévenir de notre retard et nous excuser.
Ben oui, mais voilà, mon forfait “maîtrisé” est épuisé, et ce n’est pas l’endroit pour s’arrêter pour racheter une carte. Et celui de Bilal (qui est pourtant 4 fois plus important que le mien), aussi.
Je n’aime pas être en retard, il reste à aller vite. Ben oui, mais une fois à l’Oasis, personne ne semble connaître le Musée, ni la rue Chasseur, ni la rue Jules Gros, ni la rue Abou Dhabi… on tourne, on demande, on retourne, on s’arrête finalement pour acheter une carte, il est midi moins cinq, je vais appeler le musée quand mon portable sonne, et je me fais - à juste titre et gentiment - remonter les bretelles.
J’en profite quand même pour signaler que plan walou sur le prospectus, et récupère les instructions détaillées, c’est jsute à côté de la gare de l’Oasis.
On passe, pour repérer - car sur le coup c’est trop tard, on a repris rendez vous pour lundi.
Dans l’ambiance actuelle, je me demande ce que vont penser les deux flics qui nous ont vu arriver lentement, nous arrêter devant la porte du musée, et refaire immédiatement demi-tour.
Il est temps de retrouver Photo Gomez, et nous arrivons à Mers-Sultan. Rien dans la rue où nous étions censés le trouver, rien dans celle de gauche, rien dans celle de droite, rien dans la deuxième à gauche, rien dans la deuxième à droite.
On allait abandonner quand je décide de faire systématiquement toutes les rues qui partent du carrefour. A la fin, un magasin photo, mais il ne sera ouvert qu’à 14h30. Nous en profitons pour faire la pause déjeuner, puis un petit café en terrasse humide (il pleut sur Casa…). 14h35, on arrive devant le magasin, 14h37 nous apprenons que Monsieur Gomez a pris sa retraite et est reparti en Espagne (décidément les retraités vont ailleurs, les français viennent au Maroc, et les travailleurs marocains aiileurs), 14h39 nous obtenons l’adresse du responsable du SAV Canon, pas trop loin.
14 h 50 le SAV Canon se trouve être un importateur de photocopieurs, 14h52 nous sommes au magasin photo à côté, 14h54 un charmant jeune homme me passe mon capteur à la bombe à air, 14h55 il me la rend en ayant empiré la situation (et j’ai envie de lui dire qu’un nettoyage de capteur c’est autre chose, ça je sais faire), 15h nous avons l’adresse d’un autre magasin vers le Twin Center qui pourrait nous faire ça, et le téléphone d’un magasin qui fait de la location de matériel de studio.
Il est temps d’aller à notre rendez-vous de 15h chez l’imprimeur, “près de la grande horloge, derrière le consulat, quand vous y êtes vous m’appelez je vous guiderai”. Ben oui, mais ce fut bien sûr un tout petit peu moins simple, je pense qu’on est arrivé “par l’autre côté” et les sens interdits des petites rues de Casa sont catastrophiques, en plus la plaque est toute petite, on passe devant sans la voir, 15h20 on est installé devant un bon café, et on discute boulot (sympa, et intéressant, d’ailleurs…)
16h, on part comme prévu, en route vers Casavisa, à l’angle du boulevard Roudani et du boulevard Zerktouni (oui mais quel angle ? A un carrefour il y en a quatre, j’anticipe…)
Le plan donné à Bilal pour expliquer la localisation du magasin s’avère parfaitement exact jusqu’à la station Total du boulevard Anfa près du Twin Center, au dela walou maken magasin. Après 10 minutes de méthode Bilal (je demande autour de moi), j’applique la méthode Marie-Aude (je téléphone à la boutique pour leur demander où ils se trouvent). Ne comprenant rien aux explications, je repasse le téléphone à Bilal, longue discussion en arabe ponctuée de alimen, alissen, nishan, feu rouges et autres repères, et Bilal me rend le téléphone en m’expliquant que c’est beaucoup plus loin (in petto, j’avais bien raison de vouloir téléphoner), comme il est 16h25 et qu’on a rendez-vous chez Casavisa à 16h30 on laisse tomber.
Nous sommes donc déjà sur le boulevard Zerktouni, et on remonte en attendant le boulevard Roudani. Jusqu’au moment où le bd Zerktouni ayant changé de nom, on se dit qu’on a raté notre fameux croisement, et hop, un demi-tour en plein dans les embouteillages du vendredi après-midi à Casa, imaginez vous décider de faire demi-tour place de l’Etoile ? C’est pareil, sauf qu’ici ça passe…
Arrivés au croisement avec le boulevard Roudani, il faut décider “lequel des quatre angles” est le bon… et bien sûr on prend le mauvais, et on continue en direction du Mâarif (oui, là où nous étions avant, faudrait suivre un peu). Une dizaine de rue plus tard, un deuxième demi-tour. Le problème, c’est que la rue que nous cherchons se trouve maintenant théoriquement et très éventuellement du côté gauche, de l’autre côté de la ligne blanche, et avec des plaques du rues difficiles à lire.
Les rues de Casa ont la particularité de changer de nom avec régularité. Il n’est pas rare qu’on vous donne comme adresse rue Taha Houcine (ex-Gallillée) mais rien ne dit que la plaque portera un de ces deux noms, elle peut très bien avoir été posée à une autre époque. Rien ne dit non plus que la plaque sera lisible. Ni même qu’il y aura une plaque…
Nous revenons sur notre croisement, et prenons en direction de Gauthier. Casavisa est en face de la Grillardière Gauthier, a priori c’est plutôt bon. Vient une rue où beaucoup de gens tournent.
Bilal me propose de tourner aussi puisque tout le monde va par là.
Certes, mais tout le monde va-t-il chez Casavisa ?
(J’ai l’air de me moquer bêtement, mais en réalité je suis capable de me perdre dans un couloir, tandis que Bilal est capable de trouver son chemin dans une ville où il n’est jamais allé…)
Nous roulons doucement, et je vois le panneau du restau. Enfin…
Laisser passer le trafic, tourner là où tout le monde tourne, se garer.. trouver Casavisa qui n’a pas encore de plaque sur la rue, parce que c’est le numéro 11, et que même si il n’y a pas de numéro, la porte qui est entre le numéro 9 et le numéro 13 doit être le numéro 11…
Après tout nous n’avons qu’une demi-heure de retard !
La suite de la soirée fut beaucoup plus tranquille.
J’ai échangé avec Laurent 5 kilos d’oranges du Sous (il sait pourquoi) contre deux pots de tahina (pour faire du houmous, un très grand merci à celle qui les a achetés, et à celui qui les a rapportés), et on est allés au comptoir du Saumon, où on a fait une soirée très sympas avec des blogeurs et des lecteurs de blogs marocains.
Les lecteurs Casaouis comprendront nos multiples aller-retours, les non Casaouis se sentiront aussi paumés que moi, ce qui n’est que justice !
Demain, rendez vous à 10 heures devant la gare de l’Oasis, déjeuner je ne sais pas où et départ pour Tanger.



Commentaires»
Imagine lorsque tu débarque pour la première fois au Maroc et que tu arrives à Casa seule et sans rien connaître…
J’ai mis un certain temps avant d’arriver à m’y retrouver…
Et oui à l’époque (en 84-85) y avait pas de portable et je suis arrivée en peline nuit sans Taxi à l’aeroport, mon accueillant s’était trompé de jour… Ben j’ai dormi à l’hôtel proche de l’aeroport et je me suis mise en quête de son adresse le lendemain…
Heureusement les jours suivant j’avais des “guides” locaux ;)
euh… c’est à dire que je peux te faire la même à Paris, où tout est censé être “régulier” avec des numérotations logiques qui partent de la Seine blablabla. (moi aussi je me perds dans un couloir)
Se perdre, c’est un Art que certains maitrisent beaucoup mieux que d’autres. N’empêche que j’ai découvert plein de boutiques, comme ça. (que je n’arrive bien entendu pas du tout à retrouver volontairement) Il disait quoi, l’autre? Ah oui “cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie” :-D
ça a été une bonne occasion pour faire du tourisme à Casa et respirer à pleins poumons le parfum… des diesels :-)
La ville est sacrément polluée. J’ai des souvenirs de quasi asphyxie sur le boulevard Anfa. Je serais curieux d’avoir des stats sur l’asthme des enfants.
Comme l’ont dit le groupe casaoui Hoba Hoba Spirit : “Bienvenue à Casa”
C’est que c’est problématique parfois de ne pas trouver la rue ou l’endroit qu’on veut à cause de l’absence ou du mauvais emplacement des plaques, surtout pour ceux qui n’habitent pas Casa. C’est dommage que Google Maps ou Google Earth soient bloqués par Maroc Telecom privant ainsi aux entreprises de faire de la publicité en montrant leur emplacement dans la carte.
Comme on dit “Allah Yehdina” (”Que Dieu nous guide”, expression utilisée par exemple lorsqu’on a en face des gens qui ne font pas leur travail ou se comportent mal. Surement votre mari pourra vous l’expliquer)
La prochaine fois que vous venez à Casa, je me plierai en quatre pour vous guider dans cette pieuvre urbaine nommée Casa. ^ ^
:)
Emomo, merci :)
Yves, c’est toujours pareil, je n’ai pas de stats, mais sur nos quelques amis casaouis, un enfant sur 6 a de l’astme….
Cécile, je n’ose même pas y penser !
une excellente occasion pour faire votre ta connaissance ainsi que celle de ton mari.
Et oui, tu as un peu vécu notre calvaire à Casa,
Dommages que j’ai pas pu rencontrer 2 de mes blogueurs préférés.
La rencontre du soir était un vrai plaisir :)
Le weekend a été tangérois et asilien, beaucoup plus calme.
Et aujourd’hui…. Tanger - Rabat - Casa - Marrakech