Ce fameux billet sur la virginité mercredi 04 juin 2008 à 15:51
Publié par Marie-Aude in : Catholicisme, Islam, Mékisonkon , 11commentairesque j’avais autrefois promis à une Marocaine, l’actualité le rend soudain urgent.
Si vous n’avez par hasard échappé à cette affaire d’annulation, voilà de la lecture, comme d’habitude chez Maitre Eolas.
Mais l’affaire semble maintenant claire pour tous les journaleux, donc vous devez le savoir, le juge - la juge - a correctement appliqué la loi, que l’annulation a été prononcée pas parce que l’épouse n’était plus vierge, pas parce que l’épouse a menti sur sa virginité, mais parce que la virginité était un caractère essentiel pour ce mariage, un des fondements du contrat, que l’épouse le savait, et qu’elle reconnait avoir menti.
En clair, la virginité n’est pas un vice caché “en soi”, mais parce que les deux reconnaissent qu’elle l’est. De la même façon, si la femme avait dit “il est essentiel pour moi de pouvoir avoir des enfants avec mon mari, et je n’imagine pas d’adopter, et je me marie essentiellement pour fonder une famille”, et que Monsieur était stérile, et le savait avant, le mariage aurait pu être annulé.
Malheureusement la horde était lancée, et n’allait pas s’arrêter pour autant. Ce jugement doit être scandaleux par principe, par principe, parce qu’il reconnait le fait que pour deux individus, qui en l’occurrence ont la malchance d’être musulmans, le fait d’être vierge ou pas, et de mentir ou pas là-dessus, pouvait être essentiel.
(more…)
Blogs d’avocats mercredi 04 juin 2008 à 14:54
Publié par Marie-Aude in : Le reste... , ajouter un commetaireJuste une petite mise à jour, mes blogs d’avocats et de juristes préférés :
La démocratie du plus fort est toujours la meilleure… mardi 13 mai 2008 à 22:26
Publié par Marie-Aude in : Mékisonkon , 8commentairesC’est une péripétie qui est désagréable pour nous mais (elle) ne remet pas en cause la finalité du vote du texte. C’est un bon texte qui doit être voté
Ainsi s’exprime le président (UMP) de la Commission des Affaires Économiques et Sociales, après le vote à la majorité des députés (et pourtant… majoritairement UMP) de la motion de censure rejetant la loi sur les OGM.
Je me souviens… d’une époque où la droite s’indignait de la formule “vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires”.
Effectivement, on progresse. Même quand on est majoritaire, il faut faire comme si les députés n’avaient pas voté.
Source: Yahoo Actualités
Une perle de mauvais goût jeudi 08 mai 2008 à 17:06
Publié par Marie-Aude in : Humour , 7commentairesJ’ai trouvé cette vidéo aujourd’hui dans un article de Bakchich… Petite merveille !!
Vuillemin, c’est un grand !
Les Corses ne m’aiment pas mardi 06 mai 2008 à 09:49
Publié par Marie-Aude in : Informatique , 7commentaires… c’est la conclusion attristée de la revue de mes stats. Ni ici ni sur mes sites pros, aucun petit point jaune en Corse.
Pourtant, elle est belle leur soeur !
Le chat et la tortue dimanche 04 mai 2008 à 02:23
Publié par Marie-Aude in : Chats, Humour , 3commentairesUn chat allait boire à une fontaine…

J’écris moins, c’est vrai… samedi 03 mai 2008 à 01:51
Publié par Marie-Aude in : Le reste... , 2commentaires… mais j’écris aussi ailleurs.
Donc maintenant, dans la colonne de gauche, vous trouvez, juste sous ma recherche vaine de russophone, la liste des dix derniers articles pondus dans mes autres chez-moi.
Un peu de lecture pour Yves
Régal de lecture dimanche 13 avril 2008 à 23:27
Publié par Marie-Aude in : Littératures , 5commentairesJe n’aurais pas dû… mais j’ai passé mon week-end plongée dans un John Irving pas tout récent, “Une veuve de papier“, en V.O. “One year Widow”.
Ce livre est un petit bijou. Ancien, certes, puisqu’il a maintenant sept ans, mais je suis bien contente de l’avoir retrouvé par hasard dans un bout d’étagère de ma bibliothèque.
L’intrique est un mélange de mélodrame, d’ironie, et d’indulgence pour des personnages qui se compliquent bien la vie, pour arriver à trouver leur bonheur.
Tous les caractères principaux sont écrivains, sauf un, et c’est d’ailleurs lui qui est le plus simple, et par qui, en quelque sorte, le Happy End arrive. Entre le Dom Juan des Hamptons écrivain pour enfant et dessinateur de femmes nues, la journaliste féministe et croqueuse d’hommes, le professeur d’anglais pompeux et ennuyeux, la femme déjà un peu mûre qui n’arrivera que bien plus tard à écrire, le jeune homme éperdument amoureux et fidèle qui écrira sans cesse le même livre, et se met tout entier dans ses histoires, incapable d’imaginer ce qu’il n’a pas vécu, et Ruth, le personnage central, qui met beaucoup plus d’autobiographie dans ses livres qu’elle ne veut se l’avouer, tout en étant la plus talentueuse de tous, ce sont les vues d’Irving sur la littérature et le roman qui sont expliquées, sans lourdeur, sans dogmatisme. Et on assiste de façon assez fascinante au processus créatif, au moins par deux fois il montre comment un auteur s’empare d’un fait réel pour le transformer en oeuvre d’imagination. (more…)
Un petit week-end bien sympa mardi 08 avril 2008 à 22:00
Publié par Marie-Aude in : Quotidien , 2commentairesA part les retards divers de la Deutsche Bahn, c’était super. Deux jours et demi chez des amis allemands qui vivent en France, un peu une bulle “étrangère” inverse de la mienne à Bielefeld. Une grande maison à flanc de coteaux de Moselle, une bulle au chaud, parce que le temps n’était pas trop top… pour ne pas dire pire, on a eu une énorme couche de neige le matin.
Avec les petits plaisirs de France, le café-croissant avec le marché, et surtout un marché où on trouve des lapins (en Allemagne, lapin surgelé, en provenance de Pologne ou de Hongrie, à 35 euros…) et des navets.
Eh oui, les navets, en Allemagne, sont introuvables sur les marchés, c’est de la nourriture pour cochon ; à la place on trouve des kohl-rabbi, ou choux-raves, que nous, nous avons tendance à donner aux cochons.
Bref, le repas du dimanche a été un lapin à la crème et à la moutarde, avec des navets bien fondants, et deux allemands convertis à la “nourriture pour cochon”. Et des heures à côté de la cheminée, à bavarder avec un bon verre de vin (de Bordeaux, pas de Moselle, mais c’est mieux!). Le plaisir de revoir des amis pas vus depuis trois ans, quand ils étaient venus assister à notre deuxième fête de mariage. Et de m’arracher un peu à mon écran d’ordinateur !
Mahmoud et Nicolas jeudi 03 avril 2008 à 15:54
Publié par Marie-Aude in : Mékisonkon , 2commentairesTitre repris des Bribes iraniennes, qui fait une comparaison très juste entre deux dirigeants que tout raproche.
Le grand départ samedi 29 mars 2008 à 20:38
Publié par Marie-Aude in : sablier , 8commentairesÇa y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l’amour, c’est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Dans une demi-heure j’éteins l’ordinateur, je transfère la ligne chez Isabelle qui va gérer mes emmerdeurs préférés pendant mon absence, et je me casse. Pour cinq semaines.
C’est long, cinq semaines, je sais. Mais quand mon patron a dégluti de travers, je lui ai rappelé que les RTT n’étaient pas faites pour les chiens, et que de toutes façons il n’avait pas le choix, parce qu’il m’avait déjà refusé mes congés trois fois dans l’année, et qu’il me restait exactement cinq semaines avant le 31 mai, date fatidique à laquelle je perdrais tout. Donc, à vous revoir le premier juin.
Cinq semaines, ça ne m’est jamais arrivé de prendre autant de congés d’un coup. Et là, je m’offre le grand voyage dont je rêve depuis tellement longtemps.
Quand je dis que j’y pense depuis des semaines… c’est vrai d’une certaine façon, depuis que j’ai réservé mes billets, mais en réalité j’y pense depuis des années, depuis des dizaines d’années, depuis que je feuilletais, gamine, les prospectus que mes parents gardaient d’un projet avorté d’expatriation en Afrique du Sud. Les paysages désertiques, les vignobles aux antipodes, le cap de Bonne-Espérance, les grands fauves. Et j’allais enfin voir tout cela !
Enfin, enfin j’allais partir, m’arracher au boulot, aller loin, découvrir le désert. J’y pense depuis des semaines, des mois…. J’ai presque peur d’être déçue maintenant !
Ceci est ma sixième participation au sablier de printemps de Kozlika. Et elle est très autobiographique (mais mon bureau n’était pas en bordel). Je n’ai pas été déçue par ces cinq semaines. Et cela a été le début d’un changement de vie…
L’accident musical vendredi 28 mars 2008 à 21:20
Publié par Marie-Aude in : sablier , 10commentairesCertains soirs, pour faire mon intéressant, il m’est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d’alcoolémie. Il s’agissait de l’extrait suivant : « C’est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C’est de vivre au jour le jour / Le temps c’est de l’amour ». Mon succès était … divers, disons, au mieux.
Divers vers le bas, d’ailleurs.
Je chante faux comme une casserole, pour être honnête, et il fallait déjà quelques vodka pour que j’ai le courage d’ouvrir.
Mais après on ne m’arrête plus.
Enfin, ça m’a passé. Le soir où la chaise n’était pas assez solide pour supporter la gestuelle qui accompagnait mon lyrisme.
La paille a crevé, je suis passé à travers.
Ca n’aurait pas été très grave.
Mais j’avais mis la chaise sur la table. Elle est tombée, et moi avec. Le dossier de la chaise est venu à la rencontre de mon entrejambe.
J’ai poussé un contre-ut violent, une sorte de hululement, parait-il.
Je me suis réveillé à l’hôpital.
Et le pire, voyez-vous, dans tout ça, c’est que je chante encore plus faux qu’avant, et que je ne peux même pas tirer profit de ma voix de castrat.
Voici ma participation au cinquième sablier de printemps sur une amorce de Monsieur Le Chieur qui partage mon admiration pour le style obispien.
Un peu de photo vendredi 28 mars 2008 à 02:25
Publié par Marie-Aude in : Photo , ajouter un commetaireRevenue du Maroc, je commence à traiter les photos que j’ai prises là bas. Il y a de nouvelles vignettes dans la colonne de gauche, et j’en publierai aussi sur Lumière de Lune … dont on peut comprendre le nom quand on voit ma dernière photo de gnaouas, en bas, à gauche. Les musiciens sous la lune.
Son blog jeudi 27 mars 2008 à 23:58
Publié par Marie-Aude in : sablier , 3commentairesVous savez pas la dernière ? Il parait que j’ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. C’est mon cousin qui m’en a parlé, à midi, pas trop content que j’ai révélé autant petits secrets de famille, et que je me sois moquée de son père, sans penser à cacher son nom.
J’en ai laissé tombé mon sucre dans le café - j’étais en train de faire canard, justement une habitude que mon oncle m’avait donnée. Hop, café trop sucré, et pas de canard, il a fallu faire changer la tasse, et pendant tout ce temps là je regardais mon cousin avec des yeux plus ronds que la soucoupe de la tasse de café. Et j’étais parfaitement capable de faire la comparaison, parce que la serveuse, mal stylée, avait juste repris la tasse, en laissant la petite cuillère, la soucoupe, avec une trace sombre en demi-cercle. (more…)
Obama, Clinton, le poids des mots… mercredi 26 mars 2008 à 23:37
Publié par Marie-Aude in : Politique , 3commentairesJe ne sais pas qui les délégués et les super-délégués choisiront, dans le camp démocrate, mais si ils ont un zeste de sens de la vraie politique, il faudrait que ce soit Obama.
Obama est accusé d’avoir un voisinage gênant, le pasteur de son église dont les sermons anti “VWP” (Very White Priviledged”) dépassent un peu les bornes.
Dans un discours dont on commence seulement enfin à saisir le fonds en France, Obama affronte le risque, prend le taureau par les cornes, a le courage d’expliquer aux américains que les choses ne sont pas simples, et qu’il faudra affronter la question raciale, pour espérer un jour la dépasser. Et surtout, dédaignant un reniement facile, au risque de perdre la présidence, Obama reste fidèle à ses idées et à ses attachements, en disant
Je ne suis pas d’accord avec ses discours, mais je le connais, il a été proche de moi, et si je peux le désavouer, je ne peux pas le renier, comme je ne peux pas renier ma grand-mère blanche qui critiquait les négros.



