Racisme et bigoterie, le sens des mots jeudi 19 juin 2008 à 12:01
Publié par Marie-Aude in : Culture et religions , rétrolienDe temps en temps, il m’arrive de traîner le bout de ma souris sur usenet, ce repaire de dinosaures du net au temps où ni AOL ni Google n’existaient… (Google groups et les forums tuent à petit ou grands feux les groupes de discussion “authentiques”, avec un lecteur de news et tout, mais heureusement, le carré de dinos ne se rend pas encore).
On y trouve le meilleur et le pire du net. Le meilleur, ce sont des groupes de passionnés pointus comme fr.lettres.langue.anglaise ou sa copine .française où on trouve des amoureux de la langue à renvoyer les correcteurs du Monde à l’école primaire.
Le pire ce sont des groupes où on discute de féminisme, de société, de politique, de religions, et où l’absence de critères objectifs pour juger de la pertinence des participations, et où les pires trolls velus prospèrent et s’étalent comme une bande de copains américains sur le canapé devant le match de baseball du samedi soir, à la télé.
Au fait…
Il y a quelques jours, on s’enquit, sur le groupe de langue anglaise, de la différence de sens entre racism et bigotry, et la discussion dériva assez vite sur le fait que le sens anglais de racism est plus restreint qu’en français, puisqu’il ne s’appliquerait qu’aux préjugés fondés sur la “race”, ceux fondés sur la religion étant rangés sous l’étiquette de bigotry, tandis que, en tout cas pour mon interlocuteur, le “racisme” recouvrirait tout préjugé basé sur une différence d’ethnie ou de religion. La bigoterie, elle, étant restreinte à des pratiques de Tartuffe (mais au temps du dit Tartuffe, elle avait le sens que lui donne aujourd’hui l’anglais).
Bref, sans capillotracter, j’ai eu la semble-t-il mauvaise idée de rajouter que
Disons que le sens de racisme a été abusivement étendu, par facilité, au grand dam de ceux qui pensent qu’on ne devrait pas confondre une religion avec l’origine ethnique de ses pratiquants, ce qui ne peut avoir comme conséquence que d’aggraver les conflits religieux.
J’avais gaffé, et je fus sommée, plusieurs fois, de m’expliquer.
En quoi l’extension du champs lexical de « racisme » est-elle abusive?
Pourquoi cela « ne peut avoir comme conséquence que d’aggraver les conflits religieux » ?
Considérez vous que le mot « racisme » ne peux pas non plus être utilisé pour caractériser la haine envers un groupe ethnique, et doit être limité aux races ?
Vous remarquerez le début de faux procès, puisqu’on me faisait dire que j’interdisais le mot “racisme” pour parler des haines ethniques, et donc, sous-entendu, que je faisais partie de ces affreuses personnes qui pensent qu’il existe des races humaines.
Bon… j’ai refusé de continuer la discussion au delà d’une réponse simple :
Je considère que la religion est une affaire de croyance individuelle et pas d’ethnie, et que l’assimilation faite entre les deux est dommageable, et conduit, par des effets croisés, à augmenter à la fois le racisme et certaines “religiophobies”.
Mon expérience de usenet me permet de prédire que toute ligne de plus aurait été redirigée vers ces marais à troll où elle aurait explosée en faisant un cratère de boue, de feu et de fureur, un fil à une centaine d’intervention croisées, à point Godwin, relances vers fme et fuu, interventions de féministes accros et de décérébrés qui pensent qu’un clavier utf8 remplace le travail des neurones (et si vous ne comprenez pas ce que je viens d’écrire, imaginez essayer de traverser la place de l’Etoile un vendredi, à 18h, en dehors des feux, en rampant entre les voitures).
Ici, c’est plus calme, et on peut discuter.
L’idée théorique de races humaines ne me gêne pas
L’homme étant un animal comme les autres, pourquoi n’y aurait-il pas de races ? Est-ce qu’on parle de l’ethnie bouledogue et de l’ethnie chihuahua ?
En gros pour résumer, la définition de la “race” selon Wikipedia :
En nomenclature zoologique, le terme race désigne un rang taxinomique inférieur à l’espèce (équivalent au rang de variété dans d’autres disciplines), dans le but de distinguer plus finement à l’intérieur des espèces animales domestiques, que la variation soit due à l’action de l’homme (par exemple la sélection par l’élevage) ou à la nature (évolution suite à un isolement géographique, par exemple une île). […] Ces variations sont généralement très faibles pour les races élevées où l’on veille à un standard, et pour les races dont on exige des prestations particulières pour satisfaire de façon optimale à un but d’utilisation. Par contre, la variabilité peut être très importante entre races géographiques. […]En nomenclature botanique et mycologique où le terme de « race » n’est pas un rang taxinomique codifié, on parle de variété ou de sous-espèce.
C’est simplement un concept qui recouvre une réalité presque disparue, puisque, inter fécondables comme toutes les races nous sommes en réalité des corniauds de métis à 99,9%
Il reste quelques “races”, des Papous de l’Irian Java, des pygmés, peut-être cette tribu amérindienne que l’on vient de découvrir, mais la quasi-totalité de l’espèce humaine est tellement mélangée que le concept de race n’a plus de sens.
Un excellent livre, Gènes, Peuples et Langues de Cavalli-Sforza, explique que l’écart génétique entre deux villages situés dans deux vallées des Abruzzes est plus grande et plus significative qu’entre un Danois et un Masaï, contrairement aux apparences.
L’idée de “race humaine” aujourd’hui est choquante simplement à cause de ce qu’on en a fait au cours des siècles.
La polémique qui a eu lieu lors de la demande d’autorisation de mise sur le marché de médicaments spécifiquement tournés vers les populations afro-américaines est intéressante, d’ailleurs.
En effet, les méthodes statistiques avaient permis de trouver un groupe répondant particulièrement bien à certains médicaments, alors que ni les blancs, ni les noirs africains n’y répondaient. Commercialiser ce médicament était vu d’une certaine façon comme une discrimination raciale, mais en même temps utile puisque permettant de soigner mieux.
Très ambivalent donc, de mettre en lumière des analyses qui accréditent une notion de “sous groupe génétique” (ça c’est très PC pour “race”), mais de façon utile.
Le racisme, c’est un double préjugé
Et ça porte donc parfaitement bien son nom.
C’est tout d’abord croire que les races humaines existent - et sur la base de critères visuels, et en plus croire qu’une race, la sienne, est supérieure aux autres.
En fait, les “sous-espèces” humaines aujourd’hui c’est beaucoup plus sur des critères génétiques invisibles (et notamment de résistance ou prédispositions à certaines maladies) qu’on peut arriver à les construire avec des écarts statistiques suffisamment grands pour arriver à isoler des groupes.
Glisser dans le politiquement correct en parlant d’ethnie au lieu de race, c’est déjà zapper le premier problème, la question de base pour commencer à combattre le préjugé, “qui est l’autre, et en quoi est-il différent de moi ?”, mais racisme de race ou racisme d’ethnie, on reste toujours dans le même domaine : ségrégation basée sur l’apparence, et essentiellement sur la couleur de la peau. (Y compris quand on est un japonais qui n’aime pas les blancs qui sentent mauvais, ou un noir américain qui n’aime pas Obama parce qu’il est trop clair).
Avec l’ethnie, on commence à botter en touche sur le concept de race. La loi française a rappelé, lors du jugement de G. Frêche, qu’être harki, même si c’était appartenir à un groupe clairement identifié, ce n’était pas synonyme d’une ethnie, puisque cela ne se transmettait pas par la naissance, mais dans la tête de monsieur Tout Le Monde, une ethnie c’est un groupe qui se réclame de quelque chose de commun. Il y a même l’ethnie gay du Marais, et l’ethnie bobo (et on peut donc appartenir à deux ethnies, voir plus, ce qui reste un peu plus difficile pour les races
Le préjugé religieux n’est pas de même nature
Mes ancêtres juifs pouvaient jusqu’à la fin du XVIII°, échapper aux persécutions simplement en se convertissant, et, tant qu’elle restait convaincue de leur sincérité, l’Eglise leur fichait une paix royale. Un juif converti était considéré comme un manant éventuellement parvenu par la noblesse, mais il s’intégrait sans problème dans la bourgeoisie.
Au XIX°, l’anti-sémitisme, de religieux, devient de plus en plus raciste.
Mon père et ses frères, tous bons chrétiens baptisés, ne durent leur salut qu’à des faux certificat d’aryanité. Chrétiens ou pas, ce n’étaient plus leurs opinions qui comptaient, ce n’était même pas leur ethnie, puisqu’ils étaient, ethniquement parlant, de bons petits bourgeois parisiens, c’étaient leurs gênes corrompus, du racisme pur (et ça devait bien être la seule chose de pure dans ce régime).
Quand ma copine Monika, Westphalienne pure souche, blondinette aux yeux gris, s’est convertie à l’Islam, les problèmes qu’elle a eu n’étaient pas dûs à son ethnie, elle est locale de chez locale, mais uniquement à la bigoterie, au sentiment qu’elle avait embrassé une religion de sauvages attardés.
Quand un Pakistanais vous regarde avec horreur, refuse d’entrer dans votre maison, en fait ne vous parle pas, parce que vous êtes kafir, il n’a aucun préjugé contre votre couleur de peau ou votre langue, et à l’instant même où vous prononcerez la shahada, et faites les cinq prières, il vous serrera dans ses bras (uniquement si vous êtes du même sexe que lui), et vous invitera à dîner en famille. Il n’est pas raciste, il est “bigot”, (utilisé au sens anglais, faute de mieux).
Les corrélations entre ethnie et religion existent, mais elles sont complexes
Pour filer l’analyse de Cavalli Sforza, il y a plus de différence entre deux petites églises évangéliques aux Etats Unis qu’entre un lama et un chartreux.
Tous les européens ne sont pas chrétiens ou athés. Pourtant en arabe, on les appelle tous “nasranis” (ceux qui croient au Nazaréen). En berbère, c’est “aroumin”, les romains, et même la française qui s’est convertie à l’Islam, dans le village d’à côté, est encore une aroumin.
Tous les arabes ne sont pas musulmans, il y a des arabes chrétiens, par exemple au Liban, en Egypte, un peu partout en fait il y a toujours une petite minorité qui ne s’est jamais convertie. Et puis il y a aussi des arabes athés.
Tous les israéliens ne sont israélites, il y a environ 15% d’israéliens musulmans ou chrétiens.
Tous les juifs ne sont pas israélites. De même, ils ne sont pas tous partisans du sionisme, il y en a qui ont refusé de partir, ils ne sont pas tous partisans de la politique actuelle d’Israël.
Tous les musulmans ne sont pas arabes, et la diversité du monde musulman est telle qu’il est ridicule de plaquer sur tous les musulmans ce que nous connaissons de “nos” immigrés (maghrébins en France, turcs en Allemagne, asiatiques en Angleterre).
Germaine Tillon met en évidence la civilisation du harem et des cousins, géographiquement, autour d’une méditerranée qui se partage entre musulmans et chrétiens (et sectes zarbis qu’on rattache à l’un ou l’autre), mais qui continue aussi beaucoup plus à l’est, tout à fait en dehors de notre monde monothéiste.
Il y a eu une époque où groupe ethnique et religion étaient liés
On voyageait moins, on naissait avec la religion de ses pères, et on n’allait pas voir ailleurs. En tout cas, il était rare de sortir de la grande famille, on pouvait devenir protestant quand on était catho, beaucoup plus difficilement chiite quand on était sunnite, et la plupart des changements étaient obtenus à la pointe du sabre, qu’il soit accompagné du goupillon ou du tapis de prières.
Tout ça a bien changé.
“L’autre” est autre par sa culture, par son apparence, par sa façon de faire de la cuisine, de vivre en famille élargie ou juste avec la cellule parentale, de prier… mais toutes ces choses là ne sont pas liées
Le lien entre religion et groupe ethnique introduit les autres composantes culturelles
Ce qui différencie un pakistanais d’un ouzbek, un arabe d’un berbère, une égyptienne musulmane vivant aux Etats-Unis de ses cousins restés au Caire, ce n’est pas leur religion, c’est leur culture.
Et les clivages racistes entre ces groupes peuvent exister aussi…
Tout ranger dans le même tiroir du préjugé inacceptable ?
C’est ce qu’on fait quand on appelle indifféremment “racisme” les préjugés quant à la religion ou aux pratique sexuelles.
Simplement, en faisant cela, on relie inconsciemment la religion ou l’orientation sexuelle à l’appartenance ethnique, alors que c’est un des premiers préjugés à combattre.
La religion musulmane n’est pas raciste. Le premier muezzin était un esclave noir, justement pour montrer que c’est le mérite humain qui compte, pas la couleur de sa peau. (Ce qui ne veut pas dire que “tous les musulmans ne sont pas raciste”, nobody’s perfect). C’est la seule des trois religion du livre à poser explicitement ce principe dans son livre fondateur, le christianisme n’ayant pas été confronté à la question, dans le petit monde des pêcheurs de Tibériade.
Grosso modo, la cohabitation entre juifs et musulmans était paisible.
Et maintenant, le conflit israelo-palestinien a conduit à une explosion de racisme primaire. “Ils sont nés du cochon”, “tous ces racistes d’arabe”, etc…
Depuis le 11 septembre 2004, les délits de sale gueule et la suspicion a priori sur tout bronzé ont pris des proportions inconnues avant.
Moins dramatiquement, il suffit de voir les grands yeux écarquillés de Madame Michu quand elle voit un de mes copains algériens, catho, communier. Il vit dans un petit village normand, et il a même entendu “mais alors vous êtes pas comme eux” : sous-entendu bouffeur de chrétien, terroriste et exciseur en puissance. Et pourtant, l’excision est une pratique culturelle qui traverse toutes les religions.
Bref, si “tout” est du racisme, les choses deviennent simples et faciles.
Et on ne lutte pas contre un préjugé avec la facilité.
Le discours de Philadelphie de Barack Obama a eu un énorme impact, parce qu’il a dit “il y a un problème de race, et les choses ne sont pas simples”.
“L’autre” n’est plus effrayant quand on le connait, et on ne peut pas connaître quelqu’un en le simplifiant et en le ramenant à une seule réalité, son “ethnie”.
Reconnaître que quelqu’un peut être ‘bigot’ sans être raciste (mais que ce n’est pas mieux), c’est aussi prendre cette complexité en compte, et essayer de comprendre un “autre” qui ne nous plait pas.
Reste la question du bon mot
Avec Molière, les bigots et Tartuffe, le mot ‘bigot’ a glissé de sens. Et arriver à trouver un mot simple, clair, immédiatement compréhensible pour désigner ce préjugé, ce n’est pas simple. Sur usenet, on a proposé le religiofuge que j’aime bien.



Commentaires»
Bonjour Marie-Aude. Te voici faisant, une nouvelle fois, l’éloge de la complexité. Travail difficile et ingrat, qui se heurte sans cesse à la simplification, au simplisme, à l’évidence, à la lapalissade. Travail dont nous ne savons pas s’il peut un jour être utile au delà du petit cercle. Je sais que ce n’est pas pour moi que tu écris ce que tu écris, et quand j’y trouverai du plaisir, quand je m’y retrouverais, le billet ne comptera que le jour où tout un chacun s’y retrouvera à son tour.
Les madames Michu sont de tous les côtés, la pakistanaises ne sont pas les moins simplificatrices, les évangélistes, et au fond d’une colonie israëlienne on doit en trouver autant que dans le village fleuri et pimpant sous le soleil d’une verte vallée de la Forêt Noire. Ce sont elles qui un jour devront se retrouver dans ce billet, pour qu’il prenne un sens, et le chemin est long, surtout si l’on n’en prend pas le chemin.
Je suis athée, de décision longuement travaillée après un apprentissage baigné de catholicisme bien catholique. La complexité en devient moins difficile, en ce que la question de la différence est moins inaccessible: saisir les points communs des monothéismes, ce qui les rend semblables, sans les prétendre indifférenciés, est à la portée de l’athée qui s’est mis en dehors du débat ésotérique. A l’inverse, il lui devient paradoxalement difficile de trouver de véritables différences entre les ennemis irréductibles.
Sur la notion de race, je te suis lorsque tu considères que l’homme s’est tellement métissé qu’aujourd’hui il n’y a plus de race, en tout plus aucune race pure, à supposer que même en zoologie ce mot de race pure ait un sens, le plus arabe des étalons et le plus afghan des lévirer aura bien quelque chose d’ailleurs aussi, arabe et afghan, je n’ai pas pris mes animaux au hasard. La thèse du Néanderthal qui s’est fondu avec le Sapiens Sapiens est en phase d’approche, au grand dam des tenants de races supérieures et inférieures, et je m’intéresse au débat de près, non en tant que spécialiste de cette question ardue, mais en raison des enjeux que certains y voient.
N’étant pasnon plus zoologue, je ne sais pas le sens exact, scientifiquement exact, qu’il faut donner au mot race, race de platane ou de vermisseau, race de cheval ou de bipède. Je considère surtout que la seule différence qui tienne est celle qui est liée à l’apprentissage, à ce que l’enfant a absorbé comme un fou pendant dix à quinze ans pour devenir ce qu’il est.
Alors seulement on peut parler de culture, ou d’ethnie, ou d’autres choses de ce genre avec tout les mots qu’on voudra roulés en boule, la religion étant un morceau de cette boule, morceau parfois primordial, mais jamais unique morceau; par exemple, l’excision n’a jamais eu de support islamique et se pratiquait bien avant le monothéisme, et se pratique chez les christianisés comme chez les islamisés, à des degrés divers selon que les prosélytes aient combattu ou favorisé les pratiques ancestrales (exemple polémique applicable sur bien d’autres sujets plus anodins).
Quelle que soit la race, pour autant que ce mot ait la pertinence scientifique que je lui conteste, un enfant sera ce que l’entourage en fait, volontairement et involontairement, par la langue, le climat, la nourriture, les musiques, et tous ces gestes infimes du quotidien qui nous rend d’ici ou de là. Définitivement.
Je l’ai souvent écrit, et ne crains pas la répétition: nous serons à l’abri du racisme, je parle du nôtre et non de celui dont nous pourrions être victimes, que si nous sommes de quelque part, bien ancrés, que si nous avons confiance dans ces racines et ces valeurs qui nous ont construites; plus question alors d’avoir peur de l’inconnu, nous saurons qu’il ne fera que nous enrichir de lui car nous saurons que nous l’enrichissons de nous.
Être raciste n’est pas protéger sa culture, mais la détruire soi-même, lui prouver qu’on la méprise assez pour la croire capable de se laisser avaler toute crue par des basanés moustachus ou des blondinets en cadence.
Je n’ai pas tout à fait suivi ton sujet, Marie-Aude, mais j’ai pris des chemins parallèles. Ainsi s’élargi le champ, notre chant.
C’est toujours un plaisir de te lire, et ta conclusion est une perle que je reprendrai.
Tu mets aussi le doigt sur une chose essentielle : la raison pour laquelle les ‘races’ humaines sont si peu déterminantes, c’est à cause de cette formidable capacité d’aprentissage, unique dans toutes les espèces animales, qui permet au petit d’homme de surmonter l’inné.