Sale temps pour Eric Zemmour lundi 16 juin 2008 à 07:27
Publié par Marie-Aude in : Mékisonkon , rétrolienCela fait du bien de voir des choses comme ça :
On remarquera la faiblesse des arguments du “grand polémiste” confronté à la saine colère de Jacques Weber “moi aussi je ne veux pas discuter avec vous”. Genre cours de récréation “t’es plus ma copine - non c’est moi qui l’ai dit”.
Cette vidéo prouve ce que j’ai toujours pensé : Zemmour est un humoriste laborieux, il prépare ses vacheries à l’avance, il s’impose par son verbe haut, mais dans le fond, il n’y a pas grand chose, et confronté à une situation qui le ridiculise, il ne sait pas faire face.
Après (ou avant) il y a eu Marie Laforêt qui le traitait de con (là il s’est quand même retenu de répondre ‘vous aussi’), et il y a peu de jours, je l’ai vu confronté au silence d’un Francis Huster dont le visage disait clairement, et encore mieux que n’importe quel “son”, “mais quel con, faites le taire”.
Et puis celle là, plus ancienne, chez Ardisson :
C’est assez étrange comme grand écart, de se retrouver à mettre en exergue la virilité des caïds de banlieue, qu’il exècre et méprise par ailleurs, quand on a écrit “le premier sexe”, cette ode à la virilité et au machisme qui l’a lancé.
Zemmour n’a pas intérêt à voir un psy, ça lui coûterait trop cher !



Commentaires»
Pour une fois que je lis quelqu’un qui parle comme il me convient de cet Eric, je ne vais pas bouder mon plaisir.
Comme je n’avais pas boudé mon plaisir d’assister à la colère de Jacques Weber, une rare fois où je regardais cette émission qui m’insupporte à cause d’Eric Zeimour (j’ai toujours eu un faible coupable pour Laurent Ruquier, à lui pardonner ce que je ne supporte pas ailleurs).
Cette colère, je la ressens à presque chaque intervention de ce journaliste, dès qu’il prend à partie l’invité et surtout si l’invité s’en trouve décontenancé et peu réactif. Ah, le triomphe qu’il en retire alors, le personnage de télévision, alors qu’au fond nous devrions savoir, et nous répéter sans cesse, que ce n’est pas l’absence de répartie cinglante immédiate qui peut donner raison à l’attaquant sournois bien assis dans sa maison, et qui rend plus recevable son propos destructeur, bien au contraire.
Il réussit régulièrement l’exploit de me rendre sympathique des gens qui normalement me déplairaient, ce qui prouve l’inutilité de l’intervention, de la discussion, plus personne n’est en mesure de juger quoi que ce soit sur ce dont on parle.
Et la rage de voir certains invités engloutis dans le ricanement de qui tient la gradée haute me donnait souvent des sueurs et des tremblements que j’ai reconnus dans la chair de Jacques Weber.
Merci Jacques, d’avoir transpiré pour moi. Merci à Marie Laforêt de n’avoir pas eu peur des mots. Je n’ai pas assisté au silence de Francis Huster. Ce ne devait pas être mal non plus.
Je crois que je vais me faire une petite collection des vidéos “Zemmour”
En même temps, il est presque à l’origine de ce blog. C’est l’indignation que j’avais en l’entendant pendant la campagne présidentielle qui m’a fait sortir de ma ligne éditoriale “blog totalement privé”