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Si j’étais née en 17 à Leidenstadt jeudi 31 janvier 2008 à 17:55

Publié par Marie-Aude in : Le reste... , rétrolien

Chez Samandti, une discussion sur ce que l’on aurait fait si… aurions nous été plus courageux, aurions nous conservé nos amis, nous serions-nous opposé à l’insupportable ?

Pour ma part, honnêtement je ne le crois pas.
L’instinct de survie, la peur des conséquences, les excuses pour préserver sa famille, pour voir plus tard, pour faire les choses “correctement”, la pression sociale, tout cela est suffisamment fort pour nous empêcher d’agir.

Après tout, aujourd’hui, combien d’entre nous se lèvent réellement contre les expulsions à la sauvette, contre les refus de droit d’asile, combien d’entre nous irons aider le squat de logements pour éviter que des gens crèvent de froid dans la rue ?

On a tous une petite part de responsabilité dans ce qui ne va pas dans le monde, ne serait-ce que quand on ne le dénonce pas.
Il suffit de reconnaître nos petites lâchetés, et d’essayer au moins, dans quelques domaines, de les combattre.

Si j’étais née en 17 à Leidenstadt, je n’aurais pas été meilleure qu’aujourd’hui.

Commentaires»

1. yves - 1 février 2008

Impossible, je crois, de savoir ce que l’on aurait pu être ou faire. Ce sont les circonstances qui révèlent le plus souvent ce que l’on a de meilleur ou de pire en soi.

2. Marie-Aude - 1 février 2008

C’est vrai, c’est impossible.

Mais on imagine toujours qu’on aurait fait “bien”. Comme ceux qui connaissent leurs vies antérieures ont toujours été grands seigneurs, rois et puissants :)

3. Pierre-O - 3 février 2008

Alors moi franchement, je te le dis : j’aurais rien fait ! Les courageux (les vrais, ceux qui risquent tout !) se comptent sur les doigts d’une main… de là à être un zélé collabo, je ne crois pas non plus… je crois que j’aurais été comme l’immense majorité des gens : attendre que ça passe et ne surtout rien savoir, ne rien avoir vu. En tout cas, je suis persuadé que je n’aurais pas personnellement engagé ma vie, ni détruit celle des autres. En revanche après, me connaissant, j’aurais eu de gros problèmes de conscience. Toute l’admiration que j’ai pour les Résistants de tout poil prouve à quel point je me sens incapable d’accomplir le quart de ce qu’ils ont fait, de ce qu’ils font dans le monde entier

4. Marie-Aude - 3 février 2008

Pierre-O je pense que j’aurais été comme toi.