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Un jour comme un autre, le 26 mai lundi 28 mai 2007 à 13:32

Publié par Marie-Aude in : Coup de gueule, Schengen , rétrolien

Trouvé sur le blog d’Hosanna allez lire la suite chez lui:

Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.

Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l’avion. Une reconduite à la frontière classique.
Deux personnes tentent de contenir un homme d’une quarantaine d’années qui se débat violemment. On croit d’abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaitre. S’ensuit une scène d’une grande violence : l’un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l’autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n’a aucun effet sur les violences en cours.

La suite…

Commentaires»

1. Chris CB - 5 juin 2007

:’( Ca me fait mal ce genre de récits… Je sais pas quoi répondre, je sais pas quoi faire, je me sens complètement impuissant face à ca. Le pire, c’est que je suis sûr que beaucoup de gens approuve les reconduites à la frontière sans imaginer ce que ça implique humainement parlant… :’(

2. Marie-Aude - 5 juin 2007

Je pense que la seule chose qu’on puisse faire, c’est faire savoir… Il y a eu des morts lors des reconduites à la frontière, il faut faire comprendre ce que cela veut dire comme niveau de brutalité.

Si la police est mal perçue dans certains endroits, comme le 93, il y a de bonnes raisons. De très bonnes raisons, et nous sommes peu à peu en train de glisser vers une situation où nos droits, tous nos droits sont de plus en plus bafoués.

Ce qui est grave, c’est qu’ici, les passagers qui se sont interposés ont été interpelés, et vont je crois être poursuivis. Est-ce normal ?

Je ne suis pas contre les reconduites à la frontière, à partir du moment où elles sont pratiquées humainement, dans le respect de la personne. Bien sûr, certains immigrés jouent sur leur agitation et leur désespoir pour éviter les reconduites, doivent être maitrisés et calmés. Mais cela devrait être fait avec mesure. Il faut naviguer entre les deux écueils, pour rester un état de droit, d’un côté éviter que les décisions de justice ne soient pas appliquées, de l’autre les appliquer en respectant les droits de la personne.